SOCIÉTÉ

Les agriculteurs inquiets face à l’extension des zonings

Les agriculteurs inquiets face à l’extension des zonings

La FUGEA veut aider les agriculteurs inquiets, différentes actions seront mises en place. La première aura lieu à Namur. ÉdA

Face à l’extension des zonings, les agriculteurs craignent pour l’avenir de leur exploitation. Un problème qui touche toutes les provinces mais plus particulièrement le Brabant wallon.

En Wallonie, les zonings du Brabant wallon sont très prisés. Les entreprises sont nombreuses à vouloir s’y installer, séduites par les facilités d’accès et la mobilité plus fluide que dans la capitale. En conséquence, des projets d’extension de ces zonings sont en cours. Mais revers de la médaille, beaucoup d’agriculteurs craignent pour l’avenir de leur exploitation.

«D’ici à trois ans, on prévoit une extension de 283,2 hectares en tout pour les zonings du Brabant wallon», explique Vanessa Martin, chargée de mission à la FUGEA, un syndicat agricole comptant plus de 1.000 membres. «On ne dispose pas de tous les chiffres avec exactitude, mais c’est sans doute la province la plus touchée par ce phénomène», précise-t-elle.

Les zonings de Jodoigne, Perwez, Nivelles-Sud et Nord ont un projet d’extension de 45 hectares chacun. À Hélécine, il s’agit de 50 hectares et 15 à Wavre-Nord. Enfin, le zoning de la Vallée du Hain, à cheval sur les communes de Braine-l’Alleud et Braine-le-Château, pourrait s’agrandir de 40 hectares. «La plupart de ces extensions devraient voir le jour en 2016», précise Vanessa Martin.

Aussi ailleurs

Les chiffres des autres provinces sont moins significatifs. «Pour le Luxembourg, l’extension est de l’ordre de 230 hectares dans les cinq années à venir et pour la province de Liège, 200 à 230.

Pour le Hainaut et le Namurois, on n’a pas encore trouvé de chiffres précis au sein des intercommunales».

En Brabant wallon, plusieurs agriculteurs se sentent menacés face à ces futures expropriations. Certains risquent de tout perdre et de devoir stopper leurs activités. «À Perwez, huit agriculteurs sont très inquiets. À Jodoigne, une famille a déjà manifesté ses craintes. La FUGEA est là pour les aider et les mettre en contact. Nous essayons de structurer d’éventuelles actions».

Rendez-vous à Namur le 27/11

La première aura lieu à Namur, le 27 novembre.

Tous les agriculteurs se sentant concernés par le problème pourront s'y rencontrer et échanger. "Ensuite, nous allons frapper à la porte des décideurs. Nous sommes conscients que nous nous attaquons à une montagne. Mais on y croit, sans quoi nous ne réaliserions pas tout ce travail", conclut Vanessa Martin.