TOUSSAINT

Une urne funéraire qui devient arbre

Une urne funéraire qui devient arbre

L’urne écologique Bios permet de transformer le décès d’un proche en un prolongement de la vie. Bios

Face au succès de la crémation comme mode de sépulture, les entrepreneurs cherchent de nouvelles façons de disposer des cendres du défunt. En voici une assez poétique, écologique et emplie de symboles.

La crémation rencontre aujourd’hui un véritable «plébiscite» des Belges. Ces derniers semblent séduits par les possibilités qu’elle offre. En effet, les proches peuvent disposer des cendres du défunt de différentes façons: les déposer dans une urne qui sera enterrée au cimetière ou placée dans un columbarium, les disperser sur une pelouse cinéraire du cimetière, les disperser sur la mer territoriale contiguë au territoire de la Belgique, les transférer à l’étranger, les conserver à domicile.

Cette dernière possibilité est de plus en plus plébiscitée en Belgique. Face à ce constat, une entreprise de pompes funèbres belge distribue Bios, une urne composée de matériaux entièrement biodégradables (cellulose, fibres naturelles et tourbe compactée) qui transforme le rituel de la mort en une symbolique prolongation de la vie.

Cette exclusivité bruxelloise proposée par les pompes funèbres J. Vanhorenbeke consiste à placer les cendres du défunt dans une urne biodégradable composée de deux parties. La partie du bas servant à contenir tout ou partie des cendres, la capsule du haut quant à elle contenant la terre et l’engrais dans lesquels est plantée une graine au choix.

Qu’il s’agisse d’une graine d’arbre (chêne, érable, pin,…) ou d’une plante (rosier,…), une fois l’urne plantée dans la terre, ou dans un pot, la graine germe et commence à pousser.

La crémation est désormais privilégiée par la grande majorité de population belge (56,30% en 2014) 1. Un choix personnel qui affiche de grandes différences dans les régions de notre pays: si la demande a explosé en Flandre (passant ainsi de 9 866 à 39 086 en moins de 25 ans), elle montre également une forte évolution en Wallonie (de 3 790 crémations en 1990 à 14 748 en 2014). à Bruxelles, faute de crématorium (il n’en existe qu’un), la crémation y est en recul. Elle diminue ainsi de 7 217 en 1990 à 5 152.

SA Joseph Vanhorenbeke, rue de Hal 104 à Forest.

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