MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz - Jacques Mercier pousse la chansonnette avec Nara Noïan

Jacques Mercier a déjà porté beaucoup de casquettes, mais jamais celle de chanteur. C’est chose faite sur l’album de Nara Noïan dont il a écrit tous les textes.

«Je ne suis pas chanteur, mais je suis heureux, car ça manquait à ce que j’ai déjà fait dans ma vie.» Jacques Mercier ne se prend pas la tête et n’a pas l’intention de remplir Forest National. Mais c’est avec émotion qu’il a participé au dernier album de Nara Noïan, cette chanteuse arménienne, belge d’adoption, qu’il a rencontrée voici 10 ans, «une révélation pour moi». Et une connivence de tous les instants.

Dans notre studio où ils nous ont livré un émouvant extrait de ce nouvel album, ils se racontent en alternance, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Elle l'a fait monter sur scène en 2006. Au piano, Nara Noïan accompagne alors Jacques Mercier, qui lit et raconte ses poèmes.

Puis l'envie d'enregistrer ce piano-voix les mène de fil en aiguille à ressortir les textes d'adolescent de l'ex-Monsieur RTBF. Ces poèmes deviennent des chansons sous l'inspiration musicale de la chanteuse arménienne. Il en sort un album complet et abouti, "Les regrets inutiles" (lire la critique). Douze poèmes que transcende une musique mélancolique et orientale.

"Jacques doit chanter"

Puis est venue cette idée, naturelle pour elle : Jacques doit chanter sur un des morceaux. Ils ont choisi "Inventaire", «parce que c’est la plus simple pour moi, c’est la bonne tonalité», précise Jacques Mercier. Un ton de crooner hésitant et forcément débutant, quelques prises mais pas trop. Et le duo est en boîte. «J’ai fait écouter l’enregistrement à ma femme et elle a pleuré…»

Voici ce que donne le duo avec ce premier titre enregistré dans notre studio : Inventaire. Duduk et clarinette : Vardan Hovanissian ; guitare : Tigran Ter-Stepanian. Dans notre première vidéo ci-dessus.
 

Je sais

"Je sais" est interprété par Nara Noïan. Une chanson mélancolique, mais optimiste, car Jacques Mercier y raconte sa certitude de rencontrer quelqu'un. Le duduk (Vardan Hovanissian), hautbois arménien en bois d'abricotier, donne une profondeur au morceau, qui en a donné des frissons à l'interprète... Guitare : Tigran Ter-Stepanian

Je sais, ci-dessous :
 


 

Mais passons est un morceau plus rythmé et plus enjoué. Guitare:Tigran Ter-Stepanian ; duduk: Vardan Hovanissian.

 

Les regrets inutiles

Entièrement réalisé par Dan Lacksman, le 7e album de l’Arménienne Nara Noïan est un petit bijou mêlant nostalgie, romantisme et mélancolie. «Mais pas avec tristesse», dit-elle, car on y feuillette la vie, et «la vie est belle». Auteur de tous les textes, Jacques Mercier y parle de sa jeunesse. Impossible de ne pas y retrouver un bout de soi au détour d’une rime. Le duduk, hautbois arménien, enveloppe les mélodies d’une chaleur apaisante. Un album atypique et poétique.

Pour l'anecdote, le texte "Les regrets inutiles" avait été proposé par Jacques Mercier à Joe Dassin en 1979, et il l'avait accepté. Mais il n'a jamais eu l'occasion de l'interpréter, car Joe Dassin est décédé quelques mois plus tard, en août 1980. Trente-cinq ans plus tard, ce poème a donc enfin trouvé une voix.


Nara Noïan, « Les regrets inutiles », paroles de Jacques Mercier, Kak Media


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