POLITIQUE

Parlement wallon : les ondes au cœur de la première audition de citoyens pétitionnaires

Parlement wallon : les ondes au cœur de la première audition de citoyens pétitionnaires

«Je ne souhaite ni assouplir, ni durcir les normes actuellement en vigueur», a réagi le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio. BELGA

Les ondes et leur danger éventuel étaient au cœur des débats, ce jeudi, au sein de la commission Environnement du Parlement wallon où étaient auditionnés, pour la première fois, des citoyens à l’origine d’une pétition.

Lancée en 2011, cette dernière a recueilli près de 14.000 signatures. Elle appelle notamment le Parlement wallon à durcir les règles en matière d’émissions d’ondes GSM et à interdire la construction de nouvelles antennes en Wallonie.

Concrètement, le texte prône un abaissement de la norme de rayonnement cumulatif, l’interdiction du développement de pylônes et antennes 4G ainsi que le rejet d’un 4e opérateur – qui a pourtant déjà été désigné par l’IBPT. Il appelle également à l’application du principe de précaution pour toute source de rayonnement pulsé de micro-ondes.

Selon les porteurs de la pétition, cette pollution de l’environnement par l’émission d’ondes électromagnétiques, qu’ils ont baptisée «électrosmog», causerait en effet dépressions, migraines et cancers.

«Je ne souhaite ni assouplir, ni durcir les normes actuellement en vigueur», a réagi le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), au terme de l’exposé de Christine Duchateau, l’une des citoyennes à l’origine de la pétition.

«Nous avons des normes plus strictes que les pays voisins», a encore affirmé le ministre en rappelant que l’électrosensibilité n’était pas reconnue par le monde médical. «Les antennes et les GSM sont 2 choses différentes. Ce qui est nécessaire, c’est une amélioration des campagnes d’information et de sensibilisation de la population à un bon usage du GSM», a-t-il ajouté.

Le sujet reviendra sur la table du Parlement wallon dans 2 semaines. L’audition de citoyens pétitionnaires – une première pour le parlement régional – s’inscrit dans la volonté de modernisation de l’autorité wallonne qui, à l’occasion de son 35e anniversaire, a entamé une réforme de fond devant lui permettre d’améliorer son fonctionnement, de se rapprocher de la société et de s’ouvrir sur le monde.