UCCLE

Plainte de riverains contre le chantier du dépôt Marconi: «Des terres très polluées évacuées sans précaution»

Plainte de riverains contre le chantier du dépôt Marconi: «Des terres très polluées évacuées sans précaution»

Le dépôt STIB Marconi doit abriter 75 trams. Ney + Partners

Les riverains du chantier du dépôt Marconi, que la STIB construit à Uccle juste à la frontière avec Forest et Drogenbos, s’inquiètent. Bruits, vibrations et pollutions émanent des travaux. Trois associations portent plainte auprès de la Commune d’Uccle.

Le groupement citoyen d’Uccle, Forest et Drogenbos porte plainte auprès de la Commune d’Uccle à propos du chantier du dépôt STIB Marconi, en construction actuellement. Les raisons visées sont multiples: pollution, bruit, vibrations et empiétement du chantier sur l’espace public. «Le chantier porte atteinte à l’ordre public, à la sécurité publique, et engendre des risques pour la santé», assurent les plaignants.

Tout repose sur le permis octroyé: un permis d’environnement de classe 3. D’après le groupement citoyen, qui rallie le Comité Ophem & Co (Uccle), le Coda (Forest) et la Ligue du Boomgaard (Drogenbos), les travaux en cours au dépôt Marconi dépassent le cadre de ce permis. «Ils sont illégaux et constat doit en être dressé par PV», assurent les riverains.

«Camions non bâchés»

Ces derniers argumentent: «sans dépollution du sol, il y a eu l’enlèvement inopiné des cuves de la Station-service Madispe, et sur les anciennes parcelles Madispe et Sait-Zenitel, des excavations et épandages de terres, ou mises en tas, sont en cours sans précaution. Des terres sont évacuées par des camions non bâchés. Or ces terres sont très polluées et les travaux d’assainissement préalable nécessitent un permis de chantier de classe 1B».

Les plaignants pointent aussi le rejet «sans aucune dépollution» de l’eau pompée du sol dans le collecteur du Zwartebeek, un trottoir de la chaussée de Ruisbroek «impraticable», ainsi que des «bruits et les vibrations très gênants ressentis dans les maisons du quartier Boomgaard», jusqu’à causer des fissures dans certaines maisons.

Aussi, les comités de quartiers réunis dans cette plainte souhaitent que la Commune «vérifie que la loi est respectée concernant le traitement du sol et des déchets», «prélève des échantillons de terre et refasse des sondages afin de mettre à jour la carte de pollution du sol» et «initie une campagne de mesure du bruit et des vibrations». Ils insistent pour que les PV soient dressés le cas échéant pour «inciter l’entrepreneur et la STIB à prendre l’attitude respectueuse et les initiatives nécessaires pour que tout rentre dans l’ordre, dans les meilleurs délais».

 

Un chemin vicinal menacé


Le groupement citoyen d’Uccle, Forest et Drogenbos insiste aussi sur le chemin vicinal qui borde le chantier du futur dépôt Marconi. D’après eux, les travaux empiètent sur l’espace public, ce que le permis d’environnement de classe 3 ne permet pas.

«Le site Marconi est bordé sur son flan sud-ouest par le chemin vicinal n° 69 Melbickweg qui est grosso modo la Promenade verte existante», pointent les associations dans leur plainte à la Commune d’Uccle. «L’entreprise a placé sa clôture en incluant dans son chantier le sentier vicinal en son tronçon ucclois compris entre la chaussée de Ruisbroek et les trois premières maisons du quartier du Boomgaard de Drogenbos».

Selon les plaignants, «le chantier a ainsi coupé et fermé ce tronçon de la Promenade verte». Or, selon eux, le conseil communal aurait dû «approuver la suppression ou le changement du chemin vicinal», ce après enquête publique. «Ce qui a été bafoué ici», plaident les comités de quartiers qui exigent la réouverture dudit chemin «à très brefs délais» et sa remise en état «aux frais de l’entrepreneur».