FAITS DIVERS

Un Belge soupçonné de trafic de diamants en Sierra Leone extradé vers la Belgique

Un Belge soupçonné de trafic de diamants en Sierra Leone extradé vers la Belgique

L’homme aurait forcé des milliers de Sierra-Léonais à travailler comme esclaves dans les mines de diamants. Fotolia

Michel D., un homme d’affaires belgo-américain de 64 ans accusé d’esclavage et de trafic de diamants pendant la guerre civile au Sierra Leone récemment arrêté en Espagne, a été être extradé vers la Belgique, révèlent jeudi La Capitale et Het Nieuwsblad.

Une information confirmée par le parquet fédéral. Il est inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

A la fin des années 90, Michel D. et son associé américain John Caldwell avaient conclu un accord avec Foday Sankoh, le leader rebelle du Front Révolutionnaire Uni (Revolutionary United Front, RUF), par lequel Beca, leur société basée aux Îles Vierges bénéficiait du monopole sur l’extraction de diamants dans la région de Kono.

Durant deux ans, entre 1999 et 2001, Beca aurait forcé des milliers de Sierra-Léonais à travailler comme esclaves dans les mines de diamants. Les pierres extraites transitaient ensuite en contrebande à l’étranger via le Libéria, avec l’approbation du chef du National Patriotic Liberation Front, qui deviendra par la suite président du Libéria, Charles Taylor. Ce dernier a écopé d’une peine de 50 ans de prison par la justice sierra-leonaise pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Michel D. a été arrêté le 25 août dernier à Malaga, alors qu’il s’apprêtait à rejoindre les États-Unis. Il a été extradé vers la Belgique le 8 septembre, où il a été placé sous mandat d’arrêt.

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