Le parc Maximilien sature : on fait quoi ?

Le parc Maximilien sature : on fait quoi ?

Le camp de réfugiés face à l’Office des étrangers arrive aux limites de ses capacités d’accueil. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK BELGA

Le village de réfugiés du parc Maximilien à Bruxelles va bientôt devoir... lever le camp. Pas sur ordre du fédéral ou de la police. Mais parce qu’il sature et qu’il n’est pas destiné à durer.

C’est la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés qui lance l’invitation: le secrétaire d’État Theo Francken est convié au camp Maximilien, face à l’Office des étrangers, à Bruxelles.

«La capacité du parc est à saturation», prévient le collectif qui a pris en main la gestion au quotidien de ce qui est devenu en quelques jours un village de 325 tentes et de près d’un millier d’occupants.

On va devoir refuser du monde, désormais. Il va falloir prendre une décision.

«Aux portes d’un autre drame social»

Oui, le fédéral a mis un bâtiment à la disposition de 500 réfugiés, au WTC, à deux pas de là. «Mais cette alternative n’ayant pas rencontré de succès, nous sommes aux portes d’un drame social, un de plus pour ces migrants qui ont déjà tant perdu», avance le collectif Plateforme citoyenne.

Qui invite Théo Francken sur place, «afin de constater par lui-même la situation sur le terrain». Et pour envisager des solutions. «Dans un esprit constructif», précise encore le collectif.

En soi, le camp «tourne» avec efficacité et dans le calme. «Le week-end passé, plusieurs centaines de bénévoles sont venus prêter main-forte aux organisations sur place afin de stabiliser le camp», raconte le collectif.

«Des équipes de menuisiers, de médecins, de juristes, de logisticiens, d’infirmiers, de traducteurs et de cuisiniers ont été constituées. Une école mobile, une antenne médicale, un stand cuisine, des centres de distribution ont notamment vu le jour.»

Mais le «village» va manquer de places. Accueillir davantage de personnes, c’est jouer avec la sécurité et avec la salubrité des lieux.

Temporaire

Ce camp «système D» aménagé dans le parc ne devait pas durer, rappelle le collectif.

«Il devait, au départ, être une solution temporaire, en attendant une solution fédérale afin de ne pas laisser les réfugiés à l’abandon, dans les rues de Bruxelles.»

Et, comme on l’a dit, la solution fédérale du WTC, transformé en abri de nuit pour 500 personnes, ne reçoit que très peu de réfugiés depuis son ouverture lundi (25 personnes dans la nuit de mercredi à jeudi).

Et même s’il affichait complet, il n’est prévu que pour 500 personnes. Pas pour 1000.

Bref, la question se pose maintenant. «C’est un problème immédiat. La dégradation prochaine des conditions météo en deviendra vite un autre», lance le collectif.


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