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Les ZADiste de Haren doivent partir: «Nous sommes stupéfaits»

Les ZADiste de Haren doivent partir: «Nous sommes stupéfaits»

Les occupants du fuitur terrain de la prison de Haren ont été priés de lever le camp par un huissier de justice. ZadHaren Patatistes / Facebook

La Régie des bâtiments veut commencer les travaux préparatoires à la construction d’une méga-prison à Haren, sur le terrain du Keelbeek, à partir du 14 septembre. Mardi soir, un huissier de justice a signifié un ordre d’expulsion aux opposants à ce projet qui occupent les lieux.

Le consortium Cafasso, chargé de la construction du complexe pénitentiaire qui pourra accueillir 1.190 détenus, n’a pas encore reçu de permis. Selon la Régie des bâtiments, rien ne s’oppose toutefois à commencer les travaux préparatoires, notamment l’opération de sonde du terrain.

Une dizaine d’opposants campent depuis le mois de novembre sur les lieux. «Ces gens n’ont pas le droit de séjourner là. Il y a déjà eu des actes de vandalisme contre le projet et nous voulons que les entrepreneurs aient la possibilité de faire leur travail en toute sérénité», a expliqué le porte-parole de la Régie.

Mercredi à 18h, les opposants ont entamé une réunion à laquelle participent les riverains et plusieurs associations pour déterminer la réaction qu’ils adopteront et examiner les recours qui s’offrent à eux.

«Nous sommes stupéfaits»

«Nous sommes stupéfaits. Nous ne nous attendions pas à ce que les autorités fédérales commencent déjà les travaux. Il reste de grands points d’interrogation sur le concept de prison et il n’y a toujours pas de budget prévu», a affirmé Jean-Baptiste Godinot de l’asbl Respire.

Dans les rangs politiques, le FDF a annoncé qu’il interpellerait les ministres compétents.

«Il apparaît que l’évacuation du terrain du Keelbeek a été ordonnée sans que le permis d’urbanisme n’ait été délivré. Ceci démontre une nouvelle fois l’obstination des gouvernements successifs à faire aboutir ce dossier décidément de plus en plus opaque. En effet, le ministre n’a jamais donné au parlement des motifs fondés pour justifier le choix du terrain, le recours à un partenariat public-privé, ni le coût de la prison», a dénoncé le président, Olivier Maingain.


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