Alerte à la bombe à l'institut Ilon Saint-Jacques: une plainte déposée «pour que cela serve d'exemple»

L'institut Ilon Saint-Jacques à Namur a été évacué à la suite d'une alerte à la bombe ce matin. Plus de 550 élèves et une septantaine de professeurs ont été évacués.L'Alerte a été levée vers 11h.

Une alerte à la bombe a été signalée ce matin à l’institut Ilon Saint-Jacques, rue des Carmes, à Namur. Le quartier a été évacué par la police ainsi que les 550 élèves et la septantaine de professeurs.

Les élèves et les professeurs ont été accueillis dans les jardins du Maïeur à côté de l'hôtel de ville, rue de Fer. Tout le quartier a été bouclé. Un périmètre de sécurité a été installé aux abords de l'école.

L'alerte a été levée vers 11h.

Ce sont les pompiers qui ont reçu un coup de fil vers 8h30 et la police a ensuite alerté le secrétariat de direction. L'évacuation a été rapide car la majorité des élèves n'étaient pas encore rentrés en classe.

Si une partie des élèves a pu rentrer à la maison (ndlr: les majeurs), une autre a été bien obligée de patienter car ils étaient en vêtements de travail.La scène était cocasse pour le quidam: des cuistots qui jouaient au frisbee dans les jardins du Maïeur.

Le parquet a été avisé. Sur place, un chien renifleur a inspecté les lieux. L'alerte a été levée vers 11h ainsi que le périmètre de sécurité. Les élèves ont pu regagner les classes.

Le directeur envisage de porter plainte

Le directeur Luc Bourdoux a pris contact avec un avocat et rencontre le président du pouvoir organisateur jeudi après-midi. L'incident a porté préjudice à l'école, a-t-il déclaré. "L'institut a une réputation. Je n'aime pas qu'on s'amuse avec l'école. Je veux également que cela serve d'exemple."

On ignore actuellement qui se cache derrière l'appel d'alerte à la bombe fait au 112. "J'ai l'impression qu'il s'agit d'une sale blague. On ne se rend pas compte des conséquences que cela engendre, que ce soit pour les parents, pour les frais causés par le dispositif déployé ou pour l'auteur qui, s'il est mineur, risque l'IPPJ. Il ne faut pas jeter l'opprobre sur les élèves. Il n'y a pas eu de jeunes qui ont posé problème depuis la rentrée", a indiqué le directeur Luc Bourdoux.

Les cours du jeudi après-midi ont été suspendus vu le "cas de force majeur" et reprendront vendredi matin.

 

 

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