L’incorrigible Léon Lewalle (ex-Smap) fera un an de prison ferme

L’incorrigible Léon Lewalle (ex-Smap) fera un an de prison ferme

La peine de Léon Lewalle, ex-patron de la Smap, a été confirmée en appel pour une affaire d’extorsion de fonds. (Jacques Duchateau). EdA

Il envoyait un homme de main pour récupérer des sommes prêtées: l’ancien patron de la Smap Léon Lewalle fera un an de prison. Peine confirmée en appel...

Son homme de main le surnommait «le vieux Léon»... C’est que Léon Lewalle est désormais octogénaire.

Mais à 80 ans, on dirait que l’ancien assureur n’a pas retenu la sacrée leçon du procès de 2004: il avait alors été condamné à 4 ans de prison pour détournement de fonds à la Smap, aujourd’hui Ethias, dont il a fermement tenu les manettes pendant des années.

Et le voilà à nouveau condamné à un an de prison ferme pour tentative musclée d’extorsion de fonds auprès de débiteurs qui tardaient à rembourser leur prêt.

Un des créanciers avait même essayé de mettre fin à ses jours en se jetant d’un pont d’autoroute.

La prison, pour qu’il comprenne...

Après la Smap, Léon Lewalle s’était reconverti dans la location de voitures de luxe au Grand-Duché du Luxembourg. Au travers de cette société, Icare, il lui est arrivé de prêter certaines sommes.

En 2012 et 2013, l’homme n’a pas hésité à récupérer ces sommes à coups de menaces et d’intimidations. Les faits remontent à 2012 et à 2013. Et ce n’est pas lui, homme plutôt frêle et vieillissant, qui allait réclamer les sous. C’est un costaud, un homme de confiance, qui s’en chargeait sur ordre de Lewalle.

En février, le complice chargé du sale boulot a été condamné à 3 ans de prison. La secrétaire qui servait d’intermédiaire entre Lewalle et son gros bras a écopé d’une peine de 250 heures de travail. Lui, Lewalle, en prend pour un an. Mais il va en appel et demande alors une peine de travail.

Mais la cour d’appel de Liège en a décidé autrement, comme l’écrit l’Écho ce matin. L’homme est en récidive légale. Ce sera un an de prison ferme. La cour considère que les faits sont trop graves. On ne peut pas les banaliser. «Seule une peine d’emprisonnement apparaît de nature à lui faire prendre conscience de l’anormalité de ses actes» et «du caractère fautif de son comportement».


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