Reynders et le tweet de Francken : « Il y a des choses qu’on ne fait pas »

Reynders et le tweet de Francken : « Il y a des choses qu’on ne fait pas »

«C’était une vraie maladresse», considère Reynders à propos de la sortie de Théo Francken. BELGA PHOTO THIERRY ROGE BELGA

«C’était une maladresse, je lui ai dit. Il y a des choses qu’on ne fait pas quand on est en charge de certaines responsabilités»: Didier Reynders dénonce à sa façon le tweet de Théo Francken sur les réfugiés du parc Maximilien.

Depuis mardi, le fameux tweet du secrétaire d’État à l’Asile Théo Francken (N-VA) roule tout seul... Chacun est appelé à se positionner plus ou moins clairement. On commence à entendre parler de démission ou de reprise de charge par Charles Michel.

Au gouvernement fédéral, Francken est d’une certaine façon sous la «tutelle» du ministre en charge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR). Il était l’invité de la Première ce matin.

Sur l’affaire des « tentes douillettes dans le parc », Reynders a d’abord évoqué à l’antenne une «maladresse». Puis «une vraie maladresse».

Enfin, il a parlé de responsabilités: «Quand on est en charge de certaines responsabilités, il y a des choses qu’on ne fait pas. Comme s’exprimer immédiatement sur les réseaux sociaux alors qu’on est dans le stress. Ce n’est pas la meilleure chose à faire. Il faut parfois être prudent sur la manière de les utiliser. Je lui ai dit ce que j’en pensais. Il va falloir tenir compte de cette situation».

Ce qui signifie...? Démission? «Son travail doit se poursuivre», précise Reynders. Qui prône à tout le moins des décisions et des actions plutôt qu’une multiplication de rencontres et de conférences sur les réfugiés.

Didier Reynders insiste néanmoins sur le travail fait jour après jour par le secrétaire d’État. «Il s’est démené comme un beau diable pour répondre à cet afflux massif».

Au Parlement cet après-midi

Le ministre des Affaires étrangères considère par ailleurs qu’un pays comme la Belgique a les capacités d’accueil pour bien mettre en œuvre le plan de répartition européen. Traiter les dossiers plus vite, oui, ouvrir des places bien sûr. «Mais derrière, il y a tout le travail d’intégration, qui sera le plus compliqué. L’école pour les enfants, la formation, l’apprentissage de la langue, l’emploi...»

Reynders et Francken seront tous les deux au Parlement cet après-midi. Le débat va se poursuivre avec les députés sur le dossier des réfugiés, les conséquences éventuelles pour Théo Francken et les décisions budgétaires à prendre et la position de la Belgique au niveau européen.

Il se pourrait que ça chauffe un peu...

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