EURO 2015 - Groupe D

Face à l’Ukraine, c’est vaincre ou rentrer

Face à l’Ukraine, c’est vaincre ou rentrer

Hier, Hervelle et Gillet ont tenté de contenir le géant Vesely (2m13). Aujourd’hui, ce sera au tour de Fesenko (2m16). AFP

Les Belgian Lions, battus sur le fil contre les Tchèques, sont obligés de gagner cet après-midi pour se qualifier pour les 1/8 de finale.

«Nous avions deux chances, il nous en reste une». Les Belgian Lions ont laissé passer une énorme occasion de composter hier leur ticket pour les 1/8 de finale de l’Euro. Battus par la République tchèque, ils sont condamnés à s’imposer cet après-midi contre l’Ukraine. En cas de défaite, les Belges seront éliminés en terminant à la 5e place de leur groupe.

1. Un succès belge et ce serait probablement la 4e place D’abord, un rappel s’impose: en cas d’égalité de victoires entre deux équipes ou plus, ce sont les succès dans les confrontations directes qui priment; et en cas d’égalité de victoires dans ces confrontations directes, c’est l’average points marqués-points reçus dans ces mêmes confrontations directes qui est déterminant. Dans ce groupe D hyperserré, les cas de figure sont multiples pour les Belges (voir tableau ci-contre). En cas de victoire contre l’Ukraine, les probabilités de terminer à la 4e place sont grandes. Ce qui signifierait que les Lions rencontreraient la Grèce en 1/8 de finale à Lille, samedi (horaire à déterminer).

2. L’Ukraine ne nous réussit pas La Belgique a été battue à l’Euro 2011 (74-61) et à l’Euro 2013 (57-58) par l’Ukraine. Alors qu’on aurait pu la croire démob après ses trois premières défaites, la sélection du coach Murzin, arrivé en juin pour remplacer le célèbre Fratello, s’est rebiffée hier en s’imposant sur le fil face à la Lettonie. «Ce sera un combat et pas une promenade dans un parc», a déjà prévenu le coach Eddy Casteels.

Privée cet été de son meneur naturalisé Pooh Jeter, l’Ukraine a jeté son dévolu sur un autre distributeur US, Jérôme Randle (14,3 pts de moyenne et 4,5 passes décisives depuis le début du tournoi) passé par Charleroi. La naturalisation a été réglée dare-dare, à tel point que le lutin (1m75), réputé pour sa vivacité, porte une vareuse floquée du nom de… Rendl! En l’absence également de Len (Phoenix) ou encore de Gladyr, l’arme N.1 ukrainienne se nomme Fesenko, pivot lourd de 212 centimètres, auteur de 15,3 pts et 7,7 rbds de moyenne dans cet Euro. Il reviendra à Tumba, excellent hier en début de match face à Vesely, et à De Zeeuw, de retour aux affaires (13 min de jeu hier) après sa blessure à l’épaule, d’essayer de contenir le pivot de Krasnodar.

3. Les cadres belges doivent se reprendre Face à la République tchèque, le trio Van Rossom-Hervelle-Lojeski n’a inscrit que 15 points au total. L’ailier américain, si précieux contre la Lituanie, n’a rentré qu’un tir (à 3 points) sur 4 essais. «Les défenses adverses commencent à connaître son jeu, et il bénéficie de moins d’espace», estime Pierre-Antoine Gillet. Peut-être commence-t-il aussi à ressentir la fatigue? «Quand tu joues ton 4e match en 5 jours, c’est normal que tu la ressentes. Mais ça vaut pour toutes les équipes», assure Sam Van Rossom. «Plus tu avances dans le tournoi, plus les 9e 10e 11e et 12e hommes deviennent importants. Pas uniquement pour marquer des points mais pour prendre des rebonds et assurer une défense agressive», ajoute Eddy Casteels. Mais pour avancer encore un peu, il faudra gagner cet après-midi… Après avoir créé la sensation contre la Lituanie – qui, privée de Valanciunas, a émergé d’un thriller contre l’Estonie hier soir –, il serait désolant de ne pas voir Lille.

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