WRC - Rallye d’Australie

Prévot, troisième Belge au départ

Prévot, troisième Belge au départ

Stéphane Prévot guidera Stéphane Lefebvre sur les pièges australiens. AFP

Victimes d’un accident de la route lors des reconnaissances du Rallye d’Australie, Mads Ostberg et Jonas Andersson sont contraints de déclarer forfait.

«Nous avons été violemment heurtés de face par un camion, qui était de surcroit placé du mauvais côté de la route en terre, explique le pilote norvégien. Il n’y avait rien à faire pour l’éviter. Heureusement, les éléments de sécurité ont joué leur rôle.» Avec deux côtes fêlées pour Mads et de multiples contusions pour Jonas, l’équipage est toutefois contraint de déclarer forfait pour le Rallye d’Australie.

Présents pour effectuer les reconnaissances de l’épreuve en vue de leur futur, Stéphane Lefeb­vre et Stéphane Prévot ont été logiquement choisis par Citroën Racing pour disputer le Rallye d’Australie sur la DS 3 WRC n°4. Ce qui fait qu’il y aura un troisième Belge en Australie. On le sait, le copilote hutois ne jouera pas la victoire avec son jeune pilote français. Mais l’équipage franco-belge est donc nominé pour marquer des points pour le compte du Citroën.

«Je n’ai jamais conduit la DS 3 WRC sur la terre et je m’attends à un week-end compliqué, avoue Lefebvre. D’ordinaire, je prépare un rallye plusieurs semaines à l’avance, en visionnant les caméras embarquées des éditions précédentes pour m’acclimater aux spéciales. Ce travail me fera défaut, mais toute expérience est bonne à prendre et je remercie Citroën Racing pour sa confiance. J’aborderai la course avec humilité, pour essayer d’atteindre les objectifs de l’équipe.»

L’expérience de Stéphane Prévot sera donc très précieuse pour l’espoir français. Le copilote hutois en sera en effet à son septième rallye d’Australie, puisqu’il l’a disputé à six reprises aux côtés de Bruno Thiry, François Duval et Chris Atkinson.

De son côté, Thierry Neuville annonce une stratégie assez sage: « L’Australie est un beau rallye, présentant des difficultés comparables à celles qu’on affronte en Sardaigne et dans quelques autres épreuves européennes sur la terre, estime-t-il. Toutefois, il demeure très spécifique car il se déroule loin de nos bases et n’est pas facile à appréhender. Les spéciales se disputent le plus souvent sur des routes très sèches où la poussière constitue une difficulté supplémentaire. Lors des récents rendez-vous, nous avons évolué à un bon rythme. Nous devons donc poursuivre sur cette voie et continuer à accumuler le plus de points possibles au championnat.»

L’épreuve australienne débute ce jeudi 10 septembre avec le shakedown à partir de 9h30 heure locale (jeudi 1h30 du matin en Belgique), avant de rentrer dans le vif du sujet vendredi (8 spéciales à parcourir).

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