Chers amis Facebook…

On appellera ça un dégât collatéral de guerre. Pas le pire évidemment. Il n’empêche que le conflit qui décime les populations en Syrie fait aussi un sacré carnage sur… Facebook.

Incroyable le nombre d’ «amis» qui s’étripent sur le réseau social le plus populaire au monde à propos de la question syrienne. Ou, plus exactement, sur celle des réfugiés qui affluent en Europe.

Ça démarre pourtant le plus souvent sur un mode mineur. Un commentaire sur l’aide apportée aux réfugiés «à qui on offre tout le confort alors qu’on ne s’occupe pas de nos SDF» ou un article tiré de la fachosphère (ces sites de désinformation de l’extrême droite) relayé sur le mur d’un ami entraînent des réactions outrées. Un débat au mieux, mais souvent aussi des altercations verbales plus violentes qui se terminent dans une impasse et poussent les uns et les autres à faire un nettoyage dans leur réseau virtuel.

J’avoue que l’idée d’en rayer certains me titille aussi parfois.

Ce sont de braves gens pourtant. Les mêmes qui s’émouvaient hier des chevaux victimes du trafic de maquignons sans scrupule ou qui hurleront à l’ignominie si demain on retrouve deux chatons noyés dans un ruisseau. Mais qui ces dernières semaines se disent que 70 migrants morts dans un camion frigorifique ça fera toujours quelques djihadistes de moins ou que la photo d’un gamin mort sur une plage n’est qu’un complot propagandiste de l’État Islamique…

J’ai envie de croire encore qu’il s’agit là du fruit d’ignorance, de désinformation et d’amalgame. Toutes choses qu’on ne contre pas en excluant. Alors, je vais plutôt continuer à vous informer mes amis…

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