Le monastère d’Hurtebise (Saint-Hubert) a déjà accueilli des réfugiés dans son enceinte, voici quelques années. C’était à la demande de Fedasil: «Cela avait duré quelques mois.

Ces personnes étaient à la rue. Nous les avons reçues. Cela demande une autre organisation », explique sœur Marie-Raphaël.

Les religieuses ont déjà longuement parlé entre elles de la demande du pape: «Ce qui en est ressorti, c’est qu’il n’est pas question de faire cavalier seul. Nous voulons répondre à cet appel en nous rendant disponibles aux demandes de Fedasil, de la Commune ou du CPAS », ajoute-t-elle.

Le monastère fait déjà de l’accueil de groupes de retraitants et ce n’est pas facile de bloquer une chambre ou un appartement pour une très longue durée. Surtout, précise sœur Marie-Raphaël, «ce n’est pas bon pour les réfugiés de côtoyer des gens qui sont de passage. Il leur faut de la stabilité et de l’autonomie. »

L’autre difficulté vient de ce qu’Hurtebise est loin de la ville de Saint-Hubert et qu’il faut un véhicule pour faire les navettes. «Mais il arrive que nous ayons l’aide spontanée de gens de la région qui souhaitent se mettre à notre disposition en proposant justement de convoyer des personnes ».

Les sœurs d’Hurtebise envisagent de contacter l’ONG JRS (Service jésuite des réfugiés). «Les Jésuites ont une grande expérience de l’accueil des réfugiés au niveau mondial et nous les connaissons bien. Ici à Hurtebise, nous avons de l’espace, mais nous ne sommes pas en milieu urbain, donc il faut voir comment nous pourrons être utiles. Nous voulons tant faire quelque chose pour ces malheureux qui ont fui la guerre chez eux », conclut sœur Marie-Raphaël.


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