Dinaw Mengestu brûlant d’actualité

Roman après roman, Dinaw Mengestu – qui est né en Éthiopie mais a grandi aux USA – construit une œuvre magnifique. Son terreau d’inspiration reste l’exploration de l’exil, le déracinement et l’Amérique qu’elle soit urbaine ou rurale.

Des thèmes que l’on retrouve dans son troisième roman, Tous nos noms. L’histoire se déroule entre le Midwest américain et l’Ouganda à la fin des années 60.

Isaac – ou du moins c’est ainsi qu’il dit s’appeler – arrive un jour dans une petite ville du Midwest américain. Il est étudiant et est accueilli dans le cadre d’un programme d’échange universitaire. Il est pris en charge par Helen, une jeune assistante sociale qui vit avec sa mère. Bientôt une liaison naît entre eux.

Dinaw Mengestu utilise le récit alterné. Avec Isaac on découvre la réalité d’une Afrique en pleine post-colonisation, remplie d’espoir mais en marche déjà vers le chaos… Helen de son côté évoque la réalité d’une Amérique confrontée à la culpabilité de la guerre au Vietnam mais pas encore prête à accepter un couple mixte. Une histoire un peu mélancolique, comme toujours chez Dinaw Mengestu, mais puissante à montrer, aussi, l’immense difficulté pour les exilés de se construire un avenir.

Dinaw Mengestu, «Tous nos noms», Albin Michel, 318 p.

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