SÉRIE

La vie tumultueuse de Laura

La vie tumultueuse de Laura

Debra Missing (à droite, des fois que) joue les rousses rigolotes. Warner Bros

Nouvelle année, nouvelles séries. En voici une bien dans l’air du temps, avec une enquêtrice rousse déjantée, mais pas trop.

Bon, on ne va pas se cacher: Les mystères de Laura, la nouvelle curiosité policière de La Une, ce n’est pas The Closer. Certes, l’héroïne, une rousse incendiaire à laquelle l’insigne de police de la ville de New York n’enlève rien de son sex-appeal, est presque aussi déjantée que Brenda Lee Johnson. Elle est même plutôt drôle, grâce à un sens de la réplique qui fait vite mouche. Mais pour le reste, pas de doute, on baigne dans le conventionnel.

Laura, donc, vit à New York. Et pas à Los Angeles, où la série devait d’abord poser ses pénates, avant que Debra Missing ne soit choisie par NBC, à la tête de cette adaptation d’un programme espagnol à succès (Los misterios de Laura, pas besoin de traduction). Elle est une flic douée et zélée, mais aussi la mère d’enfants qui ne le sont pas moins (zélés, pas doués). Aussi, concilier carrière professionnelle et vie de famille ressemble, au quotidien, à un parcours d’accrobranche, les responsabilités en plus.

L’intérêt, ici, ne réside pas dans les intrigues, finalement assez secondaires. Mais bien dans les interactions entre les personnages, et leur capacité à se vanner mutuellement, ce qu’ils ne manquent jamais de faire avec une certaine réussite. Pour le reste, ça fait penser à Candice Renoir et à… Julie Lescaut (c’est une rouquine, quand même), l’efficacité américaine en plus. Mais ça ne révolutionne aucunement le genre. Ce n’est d’ailleurs pas ce que cherchait la RTBF: la série est programmée en seconde partie de soirée. Un signe.

La Une, 21.55

Nos dernières videos