AGRICULTURE

Un agriculteur en route vers Bruxelles | "Sans les aides, nous sommes tous en faillite"

Pierre Piron est agriculteur en région namuroise. Ce matin, comme des centaines de confrères, il a pris la route de Bruxelles avec son tracteur. Le secteur est en crise, les exploitants sont sous pression. Pierre Piron nous explique les arcanes d'un monde agricole réellement menacé.

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Nous sommes resté assis à côté de lui, dans la cabine de son tracteur, pendant une bonne partie du trajet vers la capitale. Là, ce fermier de près de 50 ans nous dresse un portrait peu emballant de la profession : la chute des prix, la concurrence venue de l'étranger, les quotas explosés, l'impossibilité pour les jeunes de se lancer dans le métier, les aides européennes,...

Les aides justement. Pour Pierre elles sont devenues à ce point essentielles que de nombreux agriculteurs leur doivent leur salut. "Sans les aides, c'est la faillite" nous explique-t-il, dans notre première vidéo ci-dessus.


Les circuits courts

Une solution pour s'en sortir, ce sont les circuits courts, très en vogue depuis quelques années. Mais ce n'est pas la panacée et tous les agriculteurs ne pourraient en vivre. Les explications de Pierre Piron dans notre vidéo ci-contre.

 

 

 

Des terres industrielles

Autre souci pour les agriculteurs, et surout pour les jeunes qui ne savent plus débuter dans le métier, ce sont ces terres de cultures qui sont rachetées par des groupes industriels, qui profitent ensuite des aides européennes destinées aux petits indépendants. Les explications de Pierre Piron dans notre vidéo ci-contre.

 


 

Le marché russe

Autre conséquence des décisions européennes, mais aussi de la politique internationale, et qui ont un impact direct sur les exploitations agricoles belges, c'est la perte du marché russe. Dans notre vidéo ci-contre.

 

 

 

L'accord qui fait mal

Un accord a été récemment conclu entre les producteurs de lait et la grande distribution : une augmentation du prix d'achat du litre de lait de 2,07 centimes d'euro. mais pour une exploitation comme celle de Pierre Piron, cela représente un gain de... 37,5 € par mois... Une aumône... D'autant que cet accord présente d'autres aspects plutôt... castrateurs... Dans notre vidéo ci-contre.

 

 

Une solution : le retour des quotas

Pour Pierre Piron, actuellement les productions agricoles sont surabondantes. Il faudrait les réguler. Il préconise donc le retour des quotas. Dans notre vidéo ci-contre.

 

 

 

 

 

Prolongez l'info dans L'Avenir de ce mardi 8 septembre 2015.