BELGIQUE

L’ancien dirigeant de la Smap pourrait devoir répondre de faits de blanchiment d’argent en Suisse

L’ancien dirigeant de la Smap pourrait devoir répondre de faits de blanchiment d’argent en Suisse

Léon Lewalle, ancien directeur de la SMAP Keywords (Duchateau Jacques DUCH) ÉdA

Léon Lewalle, l’ancien dirigeant de la Smap (aujourd’hui Ethias) pourrait être amené à répondre de faits de blanchiment d’argent.

La chambre du conseil de Liège devait examiner mercredi un dossier dans lequel est cité à comparaître l’ancien dirigeant de la Smap (aujourd’hui Ethias) Léon Lewalle. L’octogénaire pourrait être amené à répondre de faits de blanchiment d’argent. L’affaire a cependant fait l’objet d’une remise à une date indéterminée, car des devoirs complémentaires ont été sollicités.

Léon Lewalle est impliqué dans un dossier qui comporte deux volets. Le premier concerne les activités d’une société luxembourgeoise de location à long terme de véhicules, dans laquelle il avait été impliqué à l’époque de ses premiers ennuis avec la justice.

Durant l’enquête relative au volumineux dossier dit «de la Smap», Léon Lewalle avait rebondi professionnellement dans des activités au Grand-Duché de Luxembourg. Dans ce cadre, Léon Lewalle avait notamment été au contact de Didier Singleton, un témoin protégé du dossier «Marcel Habran et consorts», et d’Erik Neven, un Limbourgeois qui a depuis lors été condamné pour d’importants faits de proxénétisme. Ce premier volet pourrait cependant aboutir au non-lieu, requis par le parquet.

Le second volet est une «suite» du dossier Smap et concerne un présumé blanchiment de fonds retrouvés en Suisse. «Les faits datent de 2004 et le dossier a encaissé un très grand retard», indique Me Masset, avocat de Léon Lewalle.

En tout, 11 personnes, dont Léon Lewalle et Erik Neven, encourent un renvoi devant le tribunal correctionnel. La société Ethias s’est constituée partie civile au dossier.

Après sa condamnation en 2005 dans le cadre du procès de la Smap, Léon Lewalle a encore été condamné en état de récidive légale en 2015 pour des faits relatifs à des récupérations de créances. Mais ce second jugement fait l’objet d’une procédure que la cour d’appel doit encore examiner.


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