ENSEIGNEMENT

LABEL veut le retrait du projet de décret punissant les propos extrémistes d’enseignants

LABEL veut le retrait du projet de décret punissant les propos extrémistes d’enseignants

La ligue a appelé mercredi la ministre de l’Éducation Joëlle Milquet à retirer son projet de décret. BELGA

LABEL a appelé la ministre de l’Éducation à retirer le projet de loi visant à sanctionner plus facilement à l’avenir les enseignants qui adopteraient des comportements ou des propos extrémistes.

Pour la ligue pour l’abolition des lois réprimant le blasphème et le droit de s’exprimer librement (LABEL), cette initiative législative «liberticide» est inadmissible et s’apparente au «retour de (Joseph) McCarthy», cet homme politique américain qui, dans les années 50, livra une chasse acharnée aux présumés communistes aux États-Unis.

Pour l’ASBL, la liberté d’expression des enseignants, en dehors de leurs activités professionnelles, doit être totale.

«La liberté d’expression et la tolérance n’ont de sens que pour l’expression d’idées qui choquent ou blessent», fait ainsi valoir LABEL dans un communiqué, estimant que ce projet de décret, s’il était approuvé, «pourrait affecter la vie politique du pays et les élections».

L’association dénonce dans la foulée les concepts «flous et malléables» avancés par la ministre pour qualifier des propos ou comportements d’«antidémocratiques» ou d’«extrémistes».

«L’histoire nous a montré que l’extrémisme d’aujourd’hui devenait souvent la norme du lendemain. Il y a trente ans, des écrits en faveur de la dépénalisation de l’avortement n’auraient-ils pas été considérés comme extrémistes?» , interroge ainsi la ligue.

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