MÉDECINE

Test d’orientation de médecine : « Un niveau trop élevé »

Test d’orientation de médecine : « Un niveau trop élevé »

Le nombre d’étudiants qui se sont inscrits cet été au test d’orientation préalable aux études de médecine a diminué de 25%. AFP

Deux syndicats étudiants dénoncent la difficulté du test d’orientation préalable aux études de médecine et le manque de flexibilité quant aux dates de passage du test.

Face à la baisse importante d’inscriptions cet été au test d’orientation préalable aux études de médecine, l’Union des étudiants de la Communauté française (UNECOF) et le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine (CIUM) ont appelé mercredi à revoir les questions de ce test, dont le niveau est considéré comme trop élevé selon eux.

Le nombre d’étudiants qui se sont inscrits cet été au test d’orientation préalable aux études de médecine a diminué de 25%, à 3.101 personnes, contre 3.994 l’an dernier. Ce test est obligatoire depuis 2013 pour tous les étudiants désireux de s’inscrire en première année de médecine, mais les résultats, même négatifs, ne sont pas contraignants.

Selon l’UNECOF et le CIUM, il existe «une corrélation entre la diminution du taux d’inscription à ce test d’orientation préalable et la présence du filtre instauré en fin de BAC1 afin de répondre aux exigences de la ministre fédérale de la Santé», Maggie De Block (Open Vld).

Les syndicats étudiants relèvent également «deux problèmes récurrents» au test préalable: un niveau considéré comme «trop élevé» et non adapté par rapport au niveau attendu dans les matières évaluées, et un manque de flexibilité quant aux dates de passage du test.

C’est pourquoi ils attirent l’attention du ministre wallon de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt (PS), sur «la nécessité de revoir le type de questions du test ainsi que leur adéquation avec les compétences réellement nécessaires pour réussir» et demandent une nouvelle fois à Mme De Block «de tenir ses promesses envers les étudiants francophones, mais également d’envisager fortement un lissage positif du nombre de numéros INAMI octroyés, ainsi qu’une meilleure adaptation des quotas fédéraux».

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