Venise, entre glamour et histoire

Elisa Sednaoui, marraine du festival. Reporters/Abaca

Un peintre danois qui devient femme, le musée du Louvre sous l’Occupation, un chasseur de nazi septuagénaire, une famille de tueurs argentins, un remake du cultissime La piscine : les cinéphiles devraient être comblés lors de la Mostra de Venise, qui s’ouvre mercredi.

Le coup d’envoi de la 72e édition du plus ancien festival de cinéma au monde sera donné par sa marraine, l’actrice italo-égyptienne Elisa Sednaoui.

Le traditionnel lion d’or sera décerné le 12 septembre parmi les 21 longs-métrages en compétition, par un jury présidé cette année par le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron (Gravity). À ses côtés: l’actrice allemande Diane Kruger, sa consœur américaine Elizabeth Banks, mais aussi l’écrivain et scénariste français Emmanuel Carrère, le réalisateur taïwanais Hou Hsiao-hsien et le metteur en scène turc Nuri Bilge Ceylan.

C’est Everest, un film à grand spectacle avec Jake Gyllenhaal, Josh Brolin et Émily Watson qui ouvrira cette année les festivités sur le Lido. Vendredi, Johnny Depp (hors concours pour Black Mass) foulera le tapis rouge, accompagné de sa femme l’ex-mannequin Amber Heard, en compétition pour le très attendu The Danish girl, sur la transformation en femme d’un peintre danois dans les années 20.

Ça, c’est pour le glamour. Mais actualité et histoire ont aussi largement inspiré les réalisateurs en lice cette année, avec notamment le long-métrage très attendu d’Amos Gitaï, Rabin, the last day, qui raconte la journée du 4 novembre 1995, dernier jour du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, assassiné à Tel-Aviv à la fin d’une manifestation en faveur de la paix.

Notons aussi que le réalisateur français Bertrand Tavernier recevra le 8 septembre un lion d’or pour l’ensemble de sa carrière.

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