Le président ukrainien Petro Porochenko était en mauvaise posture mardi, sa majorité fragilisée après les affrontements meurtriers à Kiev entre policiers et nationalistes qui ont rappelé l’opposition d’une partie de la société à une réforme, voulue par les Occidentaux, qui garantit plus d’autonomie aux séparatistes.

Malgré les violences de la veille dans la capitale ukrainienne entre forces de l’ordre et militants du parti d’extrême droite Svoboda, qui ont fait trois morts, le président a continué de défendre bec et ongles le projet de révision de la Constitution, affirmant que «plus de 70% des Ukrainiens soutenaient les amendements constitutionnels sur la décentralisation».

Pour ne rien arranger, le Parti radical, une petite formation populiste ayant 21 sièges au parlement et qui s’était farouchement opposée aux amendements constitutionnels, a annoncé qu’il quittait la coalition gouvernementale.

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