Face à l’afflux de demandeurs d’asile aux portes de l’Office des étrangers, la Ville de Bruxelles a décidé d’installer à partir de mercredi des tentes ouvertes faisant fonction d’abris d’urgence ainsi que de l’équipement sanitaire provisoire.

Selon le bourgmestre plus de 1 000 réfugiés se pressaient lundi devant l’Office des étrangers pour déposer une demande d’asile ouvrant de facto le droit à l’accueil.

Or, le service fédéral ne parvient pas à gérer cet afflux de réfugiés, ce qui a pour conséquence que des centaines d’entre eux dorment dans des campements de fortune dans le parc à proximité, dans l’attente de voir leurs demandes enregistrées.

«Nous posons un acte humanitaire en urgence. Il s’agit d’une mesure temporaire. Il ne s’agit pas de nous substituer au fédéral qui est, rappelons-le, en charge de cette problématique. Nous l’invitons d’ailleurs à prendre ses responsabilités en la traitant dans son ensemble», a expliqué Yvan Mayeur.

Le bourgmestre a précisé avoir reçu une proposition du SPF Intérieur portant sur la mise à disposition de tentes. Mais il l’estime insuffisante. Pour lui, le gouvernement fédéral doit gérer plus largement la situation en amont de la demande d’asile.

Déplorant la situation inacceptable pour les réfugiées eux-mêmes, susceptible de créer des tensions avec les riverains et intenable pour les forces de police devant régulièrement intervenir pour calmer les esprits et gérer les files d’attente, le bourgmestre a chargé le Samusocial et Médecins du monde d’assurer l’installation et la gestion du dispositif d’abri d’urgence et de sanitaires provisoires. Cette mission sera encadrée par le CPAS, la police et l’ASBL Bravvo.


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