PALMYRE Le groupe État islamique (EI) a bien rasé le joyau de l’humanité que représentait le temple de Bêl dans la cité antique de Palmyre en Syrie, et les experts sont convaincus que la rage destructrice des djihadistes se poursuivra.

Lundi soir, l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) a déclaré pouvoir «confirmer la destruction du bâtiment principal du temple de Bêl ainsi que celle d’une rangée de colonnes qui le jouxte», après avoir comparé des images satellites avant et après l’explosion. Le temple érigé il y a 2 000 ans est le plus connu des monuments de la ville antique, qui figure au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco et qui était visitée avant la guerre par 150 000 touristes chaque année.

En s’attaquant aux monuments, l’EI savait qu’il allait susciter l’indignation internationale, ce qui était son objectif, estiment des experts. Il agit ainsi pour «faire la une de l’actualité et malheureusement nous tombons dans ce piège», a regretté Cheikhmous Ali, directeur de l’Association pour la protection de l’archéologie syrienne (Apsa), basée en France.

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