« S’il y a encore des perdrix c’est grâce aux chasseurs »

Les chasseurs, fossoyeurs d’espèces en voie d’extinction? Parole à la défense qui, sans surprise, est d’un avis totalement contraire.

Que la population de perdrix soit en diminution, Benoît Petit ne le conteste pas, Mais la chevrotine des chasseurs n’y est pour rien, estime le président du Conseil supérieur wallon de la chasse et du Royal Saint-Hubert Club de Belgique.

«Les causes de la disparition de la perdrix grise il faut les chercher dans la modernisation des territoires de plaines où vivent ces oiseaux et aux pratiques agricoles», dit-il. Disparition des haies, des zones refuge et des prairies au biotope varié ont été préjudiciables aux oiseaux de plaine. Et pas seulement à la perdrix. «Des oiseaux comme l’alouette, le bruant jaune ou le bruant proyer connaissent la même situation que la perdrix, note Benoît Petit. Ces oiseaux ne sont pourtant pas chassés…»

Le représentant des chasseurs estime même que la situation serait sans doute pire pour la perdrix grise si on en interdisait la chasse. «On a interdit de tirer la bécassine des marais et le petit tétras. Résultat? Il n’y en a plus du tout.» En cause, la raréfaction de leur biotope de prédilection.

Car, assure Benoît Petit, les chasseurs sont les seuls à aménager les territoires en vue de préserver leur gibier potentiel. «Qui plante des haies? Qui aménage des prairies? Ce sont les chasseurs. Presque tous les gestionnaires de territoires font des aménagements pour protéger la faune», assure Benoît Petit, contredisant sur ce point aussi les associations de protection de la nature.

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