Un speed dating pour trouver le bon coloc

Un speed dating pour trouver le bon coloc

Si le loyer est un vecteur de décision important, l’harmonie de vie commune ne doit surtout pas être prise à la légère entre koteurs. Reporters/Photononstop

Bientôt la rentrée universitaire. Pas toujours simple de trouver des partenaires fiables pour louer un kot. Sylvie et Leïla lancent des soirées… speed dating.

La rentrée académique arrive à grands pas pour les étudiants en hautes écoles ou universitaires. Pour certains, elle s’apparente encore à la recherche d’un nouveau logement – après l’incertitude d’une seconde session notamment.

Exit la solution des logements universitaires attribués depuis bien longtemps, il faut se tourner vers des initiatives privées. Et c’est souvent vers la colocation que les étudiants se tournent. Or, si le prix est un vecteur de décision important, l’harmonie de vie commune ne doit surtout pas être prise à la légère.

C’est ce qu’ont très bien compris Sylvie Luyckx et Leïla Saoud, initiatrices du projet Speed Coloc. Après une suite d’expériences catastrophiques dans leurs colocations respectives les deux jeunes collaboratrices ont en effet décidé de créer des événements pour permettre aux futurs colocataires de faire connaissance.

«Aujourd’hui, dans la plupart des cas, cette rencontre se fait de manière expéditive, explique Sylvie. On ne prend pas le temps de se connaître et de voir si ça pourrait coller. Vivre en colocation doit être plus que le simple partage d’un loyer.»

Des frictions à répétition et vous pourriez très rapidement voir votre colocation se vider.

«Du jour au lendemain, un ami à moi a vu partir son colocataire avec tous les meubles de l’appartement. Il a également dû assumer un loyer supplémentaire pendant quelque temps».

«Une rencontre conviviale»

La première séance de Speed Coloc a donc eu lieu cette semaine à Bruxelles. «Nous avons compté approximativement 115 personnes», explique Sylvie plus qu’enthousiaste.

Chaque participant – pas seulement des étudiants – recevait des autocollants sur lesquels il écrivait ses critères de recherche. Ensuite, il était libre d’engager la conversation avec les personnes de son choix. «Tout s’est déroulé dans une ambiance conviviale. Et c’est un euphémisme. Certains sont repartis avec des amis plutôt qu’avec un colocataire».

Quant aux autres, il faudra encore attendre le feedback des participants pour savoir si la bonne ambiance s’est concrétisée en cohabitation. Mais les organisatrices sont plus que confiantes.

«Début septembre, nous remettons le couvert pour un deuxième événement. Nous vous invitons à vous tenir informé sur le site internet de Speed Coloc!»

www.speedcoloc.be