ENVIRONNEMENT

Projet éolien de Boneffe : une nouvelle enquête publique ouverte

Projet éolien de Boneffe : une nouvelle enquête publique ouverte

- Reporters/Face to Face

Une nouvelle enquête publique a été ouverte mardi, jusqu’au 18 septembre prochain, concernant le projet Eneco Wind de douze éoliennes à Boneffe, aux lieux-dits Grande Terre, La Tombale et Bois l’Abbé, entre les communes d’Eghezée, Ramillies et Orp-Jauche.

L’enquête publique porte sur le complément d’étude d’incidences, réalisé à la suite de l’arrêt du Conseil d’État du 23 juin dernier, qui comprend une étude relative au bridage des éoliennes et au respect des normes de bruit, précise l’éco-conseiller. Ni le nombre d’éoliennes ni l’implantation n’ont été modifiés.

Déposé pour la première fois le 14 septembre 2010, le dossier a été refusé par les fonctionnaires technique et délégué avant d’être autorisé en août 2011 par le ministre de l’Aménagement du territoire de l’époque Philippe Henry. Le Conseil d’État a annulé le permis en mai 2012 avant que le ministre Henry ne reprenne un arrêté en juillet 2012. Le Conseil d’État a cependant finalement à nouveau décidé d’annuler ce permis.

Les raisons évoquées par les fonctionnaires étaient au départ que l’endroit était une aire d’entraînement pour les hélicoptères de la défense et que la zone possédait un intérêt ornithologique.

Natagora avait fait opposition à la dernière demande telle que formulée. «Les busards sont une espèce assez sensible à l’éolien, espèce pour laquelle des mesures avaient été mises en œuvre à l’époque. Ils ne sont pas effrayés et il y a un risque de collision certain. De plus, la plaine est très intéressante pour les oiseaux des plaines agricoles pour les haltes de migration. Il s’agit d’un espace steppique, très grand et sans aucune barrière», explique Lucie Renuart, responsable de l’Aménagement du territoire chez Natagora.

L’association de protection de la nature étudie actuellement le nouveau dossier et prendra position.

Par ailleurs, les opposants et le Conseil d’État avaient fait état du respect des normes de bruit.