BOMAL

PHOTOS : "Flammes" attire la grande foule

La 17e édition de Flammes, la marche aux flambeaux théâtrale, a une fois de plus attiré la grande foule à Bomal durant trois jours.

Ils sont près de 3000, répartis sur les soirées du jeudi, vendredi et samedi, à avoir sillonné la campagne et les bois avoisinant le château de Bomal à la lumière de leurs flambeaux. La 17e édition de Flammes a, une fois de plus, connu un grand succès populaire.

C’est que le concept a de quoi plaire. Que l’on soit petit ou plus grand, qui n’apprécie pas les sorties nocturnes à la lumière des flammes? Car Flammes, c’est aussi cela, un dépaysement, un retour aux choses simples le temps d’une balade. Les consignes sont d’ailleurs claires: pas de gsm! Et la magie opère lorsque les petits groupes sillonnent la campagne et les bois bomalois à la recherche des petites saynètes qui agrémentent le parcours.

Flammes aussi est Charlie

Et cette année, les organisateurs de Flammes ont innové avec une histoire unique, un fil rouge qui anime toutes les saynètes qui sont, de facto, la conséquence de la précédente. Toutes tournent, avec humour, ironie et dérision, autour d’un thème récurrent ces derniers mois, la tolérance. «Nous avons tous été marqués par les événements de Charlie Hebdo», note Luc Godart, l’un des organisateurs de l’événement.

Cette année, Nutons, Elfe, Fées et autres créatures magiques font la guerre aux humains, le tout ancré dans un cadre historique local autour d’un personnage mystérieux, Saint-Rahy. «C’est la première fois que nous faisons des saynètes qui se suivent logiquement, explique Luc Godart. Et cela plaît aux visiteurs. Plus la balade avance et plus les gens comprennent le message. C’est un message contre l’intolérance et l’obscurantisme.»

Sur un parcours d’un peu plus de trois kilomètres, les nombreux visiteurs sont plongés dans des ambiances bien différentes, tantôt grandioses sur les plateaux au-dessus des vallées de l’Aisne et de l’Ourthe, tantôt plus mystiques dans les sous-bois adjacents au château. «Cette année, la balade était plus facile que lors des précédentes éditions, annonce Luc Godart. Les chemins étaient tous carrossables pour éviter la boue en cas de pluie. Et le parcours était exclusivement en descente. Un bus conduisait les promeneurs sur les hauteurs de Bomal d’où démarrait la balade.»