TOUR DE FRANCE

Froome: «Quintana m’a poussé dans mes derniers retranchements»

Froome: «Quintana m’a poussé dans mes derniers retranchements»

afp

En conférence de presse à l’Alpe d’Huez, Chris Froome a expliqué combien Quintana l’avait poussé dans ses retranchements. «Ce fut sans doute aussi le Tour le plus difficile pour tous les coureurs», a expliqué Froome

Il y avait dans les yeux de Chris Froome, hier en conférence de presse, ces petites étoiles, une brillance qui lui donnait des airs de quelqu’un qui avait, précisément, atteint les astres. Car, pour lui, gagner un deuxième Tour, ce ne fut pas une tâche aisée.

«Nairo Quintana m’a poussé dans mes derniers retanchements, a expliqué Froome. Je pense que Nairo est un coureur d’avenir et, surtout dans les Alpes, il m’a souvent mis en difficultés.»

Et puis, Froome a estimé que ce Tour était l’un des plus durs de son histoire. «Demandez leur avis aux coureurs, disait-il encore. Il n’y a pas eu une seule étape où on pouvait souffler, se dire que c’était une simple transition. Ce qui a fait que tout le monde était épuisé, vidé. C’est aussi mon cas.»

Paradoxalement, le coup de pédale affiché par Froome dans les Pyrénées, et surtout lors de son coup de force à la Pierre-Saint-Martin, avait disparu dans les Alpes. Un de nos confrères lui a demandé si c’était voulu, manière de faire taire certaines rumeurs.

«Absolument pas, a répondu le vainqueur du Tour. Notre stratégie, c’était de frapper un grand coup dans la Pierre Saint-Martin, de faire la différence sur les pentes les plus difficiles. C’est ce à quoi je suis arrivé. Ensuite, il me fallait défendre mon maillot dans les Alpes et là, ce fut bien plus compliqué. J’ai flirté constamment avec la limite. Marquer Nairo fut compliqué, mais, avec l’équipe, on a réussi à maintenir un certain écart.»

Quant à l’incident, ce jet d’urine, Froome ne le retiendra pas dans sa mémoire. «Je n’ai rien fait de mal sur ce Tour, je suis clean, commentait-il. Et cela ne va rien enlever à ma joie d’avoir remporté ce deuxième Tour. On me reproche de n’avoir plus attaqué dans les Alpes? Je n’aurais pas pu le faire, c’est aussi simple que cela. J’ai parfois senti que je pouvais perdre le maillot jaune, ce n’était pas comme à Semnoz en 2013 et j’avoue que ce samedi, j’ai été mis en difficultés dans les deux cols de la journée. Il n’y a que ma constance, finalement, qui m’a permis de vaincre.»