Des « Pixels » au cinéma, ce n’est pas la première fois, ni la dernière

Dès mercredi, les monstres du film «Pixels» débarqueront dans nos salles de cinéma. Et l’histoire d’amour entre jeux vidéo et cinéma continue.

Rien ne va plus sur terre depuis que PAC-MAN, Donkey Kong, Galaga, Centipede et les Space Invaders l’envahissent et veulent l’anéantir. Sur un scénario original, Chris Columbus (Harry Potter, Madame Doubtfire) a su remettre au goût du jour les héros et monstres des jeux vidéo des années 80. Le film sort dans nos salles, ce mercredi, sans embraser pour autant l’accueil des critiques autant que du public. Il est déjà acquis que le film, malgré un démarrage moyen (45 879 entrées, le premier jour), aura du mal à dépasser le million d’entrées en France.

Et si le succès n’est pas toujours assuré et que la réussite n’est pas toujours très franche, l’industrie cinématographique continue d’être friande des jeux vidéo, anciens ou plus récents, dont les adaptations se multiplient mais ne sont pas neuves.

Ainsi, en 1993 (quand même, 11 ans après Tron qui, lui, avait le mérite de se fonder sur un scénario original dans le monde du jeu vidéo), c’est le plombier Super Mario Bros qui célébra le premier mariage entre cinéma et jeu. Avec un casting de choc puisqu’il réunissait Bob Hoskins, Dennis Hopper et John Leguizamo, ce film n’en est pas mémorable pour autant mais reste comme le premier jeu vidéo adapté en live.

Surtout des franchises

L’initiative était lancée, le mal était peut-être fait aussi, toujours est-il que depuis ce Super Mario Bros, tout au long des vingt-cinq dernières années, le cinéma n’a cessé de puiser dans un répertoire cher aux gamers. Tout en les croisant avec de grandes vedettes. Comme en prenant notre JCVD national en vedette du premier Street Fighter ou Christophe Lambert dans Mortal Kombat et en lançant un peu plus Angelina Jolie dans les deux Tomb Raider. Mais l’actrice la plus emblématique de ces jeux vidéo portés sur le grand écran est sans doute Milla Jovovich forte de cinq épisodes de Resident Evil. Des films n’ayant pas franchement été promus par la critique mais qui prouvent que le jeu vidéo a de l’avenir dans les salles et surtout sur le long cours.

Rares sont d’ailleurs les jeux vidéo adaptés qui n’ont pas connu au moins une suite (comme Final Fantasy, Alone in the dark, Silent Hill, Bloodrayne…).

Au rayon des one shot, notons quand même le très bon Prince of Persia de Mike Newell avec Jake Gyllenhaal, le très navrant Max Payne avec Mark Wahlberg, Postal ou Doom (avec Karl Urban et Dwayne Johnson). Des films qui, au vu de leur notation sur l’Internet Movie Database ou Allociné, n’ont pas vraiment conquis les cinéphiles… ni même les gamers.

Quelques dessins animés

Les deux industries ayant donc trouvé des intérêts communs (même si limités tant les adaptations n’ont jamais été des bêtes du box-office) n’ont pas oublié le jeune public en proposant quelques timides films d’animation. Les Pokemon en tête après un passage réussi en série animée sur le petit écran. Il y eut aussi Professeur Layton et la diva éternelle qui n’a pourtant pas réussi à se faire un chemin vers le grand écran. Notons aussi que le hérisson bleu Sonic a eu droit à différentes adaptations télévisées en série.

Mais un film pourrait bien changer la donne: Angry Birds prévu pour débarquer sur les écrans le 10 août 2016. Angry Birds, c’est une grosse machine, une marque qui a vite dépassé ses milliards de téléchargements pour profiter d’un marché juteux et riche en produits dérivés. À l’instar des Minions… qui cartonnent au box-office. Si Angry Birds marche (et pour compenser un budget de… 185 millions de dollars, il faudra), il y a de fortes chances que d’autres adaptations animées se mettront en branle. En attendant, des films d’animation comme Ratchet et Clank ou Les Lapins crétins sont en production (ils ont déjà leur série télé).

Et tant qu’à parler des adaptations de jeux vidéo au cinéma, autant aborder les prochaines. Et il y a du lourd comme Warcraft produit par Sam Raimi, Assassin’s Creed, l’univers de Tom Clancy (de Splinter Cell à Ghost Recon), Metal Gear Solid ou les reboot de Hitman (qui avait connu une première adaptation sous l’égide de Xavier Gens) et de Tomb Raider. Preuve nouvelle d’un cinéma peinant à faire un véritable travail de création et se rabattant, avec succès… au box-office (en témoignent les scores des Minions, de Jurassic World), sur des suites, des prequels, spin-off et autres déclinaisons. Mais aussi sur des valeurs sûres d’autres champs: la bande dessinée, la littérature, les jeux (Lego…) et, forcément, les jeux vidéo.

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