BURUNDI Les résultats de l’élection présidentielle sont attendus ce vendredi et devraient offrir sans surprise un troisième mandat à Pierre Nkurunziza, dont la volonté de se maintenir au pouvoir a plongé le pays dans une grave crise politique.

Les lendemains de victoire s’annoncent difficiles pour le chef de l’État, à la tête d’un pays profondément divisé, isolé et probablement bientôt privé de l’aide cruciale des bailleurs, selon les analystes. «Le plus dur commence » pour Nkurunziza «car le contexte burundais est pré-conflictuel », estime Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group (ICG).

Il y a «une hausse de la violence armée, les défections se multiplient et montrent que le pouvoir est contesté de l’intérieur même, les Burundais continuent à avoir peur et à quitter leur pays par anticipation d’un conflit, l’économie est en berne et la production agricole risque de baisser », remarque le chercheur.

L’organisation des élections, dans un climat répressif et d’intimidation généralisée, a été quasi unanimement condamnée et de nombreux partenaires internationaux ont menacé de geler leur aide, indispensable à ce petit pays figurant parmi les dix nations les moins développées au monde.

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