Hollande monte au créneau, la mobilisation des éleveurs évolue

FRANCE Le président Hollande a mis la pression jeudi sur les divers acteurs de la chaîne agroalimentaire pour tenter d’assurer une meilleure rémunération aux éleveurs français.

Ces derniers ont levé certains barrages tout en réaffirmant leur détermination.

Face au vent de révolte des éleveurs, qui ont bloqué jeudi les accès à Lyon, deuxième métropole de France, François Hollande est parti à la rencontre de représentants d’organisations agricoles à Dijon pour défendre le plan d’urgence de 600 millions d’euros annoncé la veille par le gouvernement.

L’objectif: relever les prix payés aux éleveurs, pour le porc comme pour le bœuf, et desserrer l’étau de leur dette.

Sur les prix, «nous voulons qu’il y ait non seulement la distribution qui fasse l’effort indispensable pour rémunérer les producteurs, mais également les abatteurs et les transformateurs qui doivent rendre des comptes », a insisté M. Hollande, évoquant «toutes les productions », lait et viande notamment.

Le plan gouvernemental a suscité des réactions très mitigées. Selon le principal syndicat agricole, la FNSEA, 10 000 à 15 000 agriculteurs se sont mobilisés dans la journée, sur les barrages routiers ou les opérations coup de poing organisés à travers le pays.

Depuis Dijon, après s’être entretenu avec M. Hollande, le président de la Fédération nationale des éleveurs bovins (FNB), Jean-Pierre Fleury, a lui estimé que «les conditions (n’étaient) pas remplies pour lever les blocages ».

Sur le terrain, les barrages routiers ont toutefois laissé progressivement la place à des actions ciblant des laiteries ou des hypermarchés. Le quasi blocus de Lyon et les barrages sur les trois grands ponts enjambant la Seine à Rouen et au Havre, ainsi qu’au Mont Saint-Michel, ont été levés.

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