Sur 10 fermes dont l’exploitant principal veut arrêter, seules deux trouveront un repreneur pour poursuivre ses activités.

C’est une estimation de la FJA, la Fédération des jeunes agriculteurs. Ces deux reprises sont généralement opérées soit par un enfant mais aussi, de plus en plus, par la création d’une nouvelle structure (maraîchage ou une autre reconversion). Et les autres fermes? Le patrimoine est souvent racheté et englobé par un plus gros exploitant.

Les jeunes agriculteurs n’ont-ils plus la fibre agricole? Il y a quelques années, la question ne se posait même pas: c’est le fiston qui allait reprendre la ferme. Aujourd’hui, la conjoncture ne motive ni les parents ni les jeunes à une reprise de l’outil. «Les freins sont multiples, analyse Olivier Collignon (FJA). Il y a le problème du foncier, les revenus qui ne sont pas stables et qui ne sont plus très souvent rémunérateurs.»Il faut aussi composer avec le reste de la famille: «L’aspect social est important. Comment faire avec les parents, les frères et sœurs? C’est normal que chacun veuille sa part du gâteau, même s’il ne se destine pas à l’agriculture.»De là à empêcher des reprises? «Oui, il y a des échecs d’installation dus à ces raisons.»

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