FRANCOFOLIES DE SPA 2015

Live buzz des Francos : Le rock plutôt royal d'Electric Château

Le groupe bruxellois Electric Château se produisait sur la scène des Vitrines des Francos samedi après-midi. Ils ont accepté de jouer pour nous un titre en acoustique.

Les Francofolies, c'est aussi l'occasion pour de nombreux groupes de se faire connaître. Une scène leur est d'ailleurs réservée : les Vitrines des Francos. Samedi après-midi, on a pu y voir les Bruxellois d'Electric Château, groupe composé de Dallas Geoffrey Hautevas (chant), Maxime Honhon à la basse et Alexandre De Bueger à la batterie.

Rencontre avec Dallas Geoffrey Hautvas.

On ne vous connait pas encore bien en Belgique. Vous pouvez expliquer votre parcours en quelques lignes ?

Le projet a débuté en 2012 à Londres où j'étais parti vivre. J'ai écrit les chansons là-bas, je les ai jouées dans des clubs en solo puis je suis rentré en Belgique et je les ai enregistrées pour sortir un EP - "Noblesse oblige" - de six titres en mars 2014 chez Team For Action.

Sur votre site, vous qualifiez votre style de "royality rock'nroll"…

C'est une catégorie que l'on a inventée pour en être les meilleurs représentants ! (sourire) Cela veut surtout dire que l'on pratique une sorte de rock classieux. C'est en tout cas comme ça qu'on aime le définir.
 

Leur titre The Hunting Season en session acoustique ci-dessus, avec Geoffrey et Maxime :
 

Avec une forte identité anglophone…

Il y a un mix de deux, ou même de trois choses en fait. Il y a effectivement un côté anglais car j'aime Londres. J'aime ce côté d'y aller et d'entendre les Beatles dans les supermarchés. Je m'y sens bien, les gens sont chouettes, le flegme britannique est agréable. Maintenant, au niveau musical, il y a un côté américain via mon père. Au niveau de l'accent, je ne sais pas chanter comme un Anglais. Je trouve ça plus chouette, mais je ne sais pas le faire. Et puis il y a le côté décalé que l'on trouve en Belgique. Dans les textes, je me paye un peu la tête des riches. On a des chansons qui parlent de la saison de la chasse ou de l'impôt sur les grandes fortunes… C'est une envie d'avoir une approche différente en pleine crise. On avait pas envie de dire dans nos textes que c'était dur pour les jeunes, mais plutôt d'aborder les mêmes problèmes sous l'angle des riches.

Ce style décalé, vous le déclinez aussi sur scène ou dans vos clips?

Oui! C'est un terrain de jeu énorme de se dire que l'on va se moquer des riches et des nobles. Il n'y a pas de châteaux dans nos clips, mais il y a tout le reste: le golf, le polo, le tennis qui était voici quelques années encore un vrai sport de noble. Dans notre biographie, on dit que l'on est nostalgique de toute une époque que l'on n'a pas connue. Cela représente bien le groupe.

Content de votre concert sur la scène des Vitrines?

Oui, cela s'est très bien passé. On est contents d'être venus. Nous n'avons que trois ou quatre dates cet été car nous sommes en pleine préparation d'un album. Il n'y a pas de date de sortie car on veut faire les choses convenablement. C'est la sagesse. J'ai fait pas mal d'albums avec d'autres groupes et on a parfois été trop vite… Là j'ai vraiment envie que cela soit bien fait.

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