ENERGIE

Objectif 2020: 100 nouveaux mâts

Objectif 2020: 100 nouveaux mâts

Reporters (Illustration)

Electrabel a présenté son plan de développement éolien hier: près de 100 nouveaux mâts seront bientôt installés.

La capacité d’énergie éolienne sera doublée, en 2020. C’est en tout cas ce que prévoit Electrabel. Le groupe souhaite en effet atteindre l’objectif de 400 mégawatts (MW) d’ici cinq ans, contre 200 MW à l’heure actuelle. À terme, 100 nouvelles éoliennes seront réparties sur l’ensemble du pays.

Par cette mesure, l’entreprise tient, avant tout, à poursuivre le plan de production verte fixé par la Belgique. En 2020, le renouvelable devrait, dès lors, représenter 21% de l’électricité produite. Bien qu’elle ne cesse d’évoluer, cette filière demeure toutefois minoritaire en comparaison des secteurs des énergies fossile et nucléaire, qui occupent le haut du classement en Belgique.

Un travail de partenariat

Autre nouveauté: les projets du groupe seront réalisés en collaboration avec les intercommunales du nord et du sud du pays, via Wind4Flanders, et Wind4Wallonie. La société travaille, par ailleurs, à la conception de GreenSky, destiné à figurer parmi les plus grands parcs éoliens de Belgique, avec 25 éoliennes réparties sur six communes, quatre provinces et deux Régions. Cette initiative est réalisée en partenariat avec Infrabel, Saint-Trond et IBE.

Un parcours laborieux

Malgré ces avancées, l’éolien reste une filière renouvelable relativement peu exploitée, notamment par rapport à celle de la biomasse.

«Nous ne sommes pas contre l’idée de produire davantage d’énergie éolienne. Le problème, c’est que les permis sont extrêmement difficiles à obtenir», explique Electrabel. Cet argument est en effet celui de nombreuses entreprises et coopératives. De manière générale, force est de constater que les trois Régions du pays répondent à des procédures distinctes, en termes d’obtention de permis éolien et de taxation. Cette disparité ne facilite évidemment pas la tâche des acteurs du secteur. «C’est difficile pour tout le monde , affirme Benjamin Wilkin, chargé de projet au sein de l’Association pour la Promotion des Énergies Renouvelables (APERe). Le cadre légal est assez lourd. Beaucoup de paramètres sont étudiés avant qu’une entreprise ou une coopérative ait la possibilité d’installer de nouveaux mâts».

S’il ne s’agit pas de justifier le manque d’investissements éoliens par la complexité du cadre légal, il semble évident que celui-ci constitue une entrave supplémentaire au développement de l’énergie renouvelable.