SÉISME AU NÉPAL

Népal: des repas gratuits pour les victimes du séisme

Népal: des repas gratuits pour les victimes du séisme

Chaque jour, les cuisiniers s’activent avant l’aube, découpent les pommes de terre, font bouillir le riz pour nourrir quelque 8.000 personnes vivant dans des camps autour de la capitale. AFP

Une camionnette blanche livre deux fois par jour des repas chauds à des dizaines de milliers de rescapés du séisme qui a ravagé le Népal le 25 avril, un rare réconfort pour ces habitants de la vallée de Katmandou qui ont perdu leur logement.

Les volontaires déchargent de grosses boîtes de métal devant des centaines de personnes qui patientent en ligne pour remplir leurs récipients de lentilles, de riz ou d’un curry de légumes.

«Ils sont toujours à l’heure pour nous servir un bon repas chaud», souligne Nuchhe Laxmi Prajapati, un tailleur qui a perdu sa maison et ses biens dans le séisme qui a tué plus de 8.800 personnes dans le pays.

«Ce repas est une aide précieuse dans de tels moments», dit ce quadragénaire à l’AFP.

Chaque jour, les cuisiniers s’activent avant l’aube, découpent les pommes de terre, font bouillir le riz pour nourrir quelque 8.000 personnes vivant dans des camps autour de la capitale.

L’initiative a été lancée mi-juin par deux ONG indiennes, Jamsetji Tata Trust et Akshaya Patra Foundation, et une népalaise, Sipradian Sahayata Sanstha, et doit se poursuivre pendant six mois, selon ses organisateurs.

Les menus végétariens ont été établis en lien avec les équipes népalaises pour répondre aux préférences des rescapés, qui privilégient le riz.

La cuisine temporaire mise sur pied, de 230 mètres carrés environ, est équipée de trois cuves de 600 litres pour faire bouillir le riz et de machines pour broyer les épices et couper de grosses quantités de légumes.

Les organisateurs ont commencé leur opération dans un camp abritant 1.100 personnes venant du district de Sindhupalchowk, très touché par le séisme, avant de l’étendre à plusieurs sites de la vallée de Katmandou.

«C’est une façon d’alléger les souffrances des gens», explique Jeetabarta Ningthoujam, porte-parole de la fondation indienne.

«Au moins, ils n’ont pas à se préoccuper de deux repas par jour et peuvent se concentrer sur la reconstruction de leur maison et de leur vie», ajoute-t-il.