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Tournai: les soeurs centenaires françaises à l'honneur

Pour la fête nationale française, la consule générale de France en Belgique, Marie-Christine Butel, et le consul général honoraire de Tournai, Michel Bodson, sont venus rendre hommage aux sœurs centenaires de la Sainte-Union, à Froyennes.

Trois religieuses françaises (plus que) centenaires ont été mises à l’honneur,  lundi, au sein de la « Maison de la Sainte-Union » en cette veille de fête nationale française. Cela, par des invités de marque : la consule générale de France en Belgique, Marie-Christine Butel, le consul général de France honoraire de Tournai, Michel Bodson et l’animateur des amitiés belgo-françaises, Bernard Fontaine.

Une délégation guidée par Mmes Sophie Mortier et Yasmine Renders, respectivement directrice générale et responsable des soins infirmiers. 

L’une des trois sœurs, Marie Louise, âgée de 103 ans, manquait malheureusement à l’appel car elle a été victime d’une chute qui a nécessité son hospitalisation. Un hommage tout particulier lui avait été rendu à pareille époque en 2013, alors qu’elle venait de s’inscrire sur Facebook. Michel Bodson nous a par ailleurs confiés qu’il échangeait très régulièrement des e-mails avec cette dernière.

Les autres sœurs centenaires ont été mises à l’honneur au sein de la maison foyennoise qui, sur les 52 religieuses qu’elle abrite, compte une toute grosse majorité de françaises. Sœur Jean Vianney - née Claude Wibaut, le 30 novembre 1913, à Sin-le-Noble - et sœur Blanche Bernadette - alias, Blanche Naillou qui a vu le jour à Cautras, en Gironde, le 30 juin 1914 - ont toutes deux conservé une étonnante vivacité d’esprit.

« Cela fait une dizaine d’années que je suis à Froyennes, confie la première. Je travaillais au sein d’une maison pour personnes handicapées, à Douai... »
Quant à sœur Blanche, elle se souvient « être arrivée en 1996 à la Sainte-Union pour travailler. J’ai remplacé la sœur qui s’occupait de la bibliothèque et qui était partie voir le Bon Dieu, le jour où je suis arrivée. Ensuite, la sœur qui s’occupait des fleurs s’est cassé une jambe et je l’ai remplacée, tout en m’occupant également de la chapelle… »

Pour l’heure, les deux centenaires jouissent d’une paisible retraite au sein de cette maison qui emploie une vingtaine de laïques pour l’encadrement médical et les tâches administratives.
Malgré une moyenne d’âge plus que respectable - on frise les 90 printemps - les sœurs restent résolument branchées vers le monde extérieur. En témoigne la salle informatique où il n’est pas rare de voir l’une ou l’autre cliquer sur les sujets qui les intéressent.

Majoritaire au sein de l’institution, les sœurs françaises ont préparé la déco de ce 14 juillet sous forme de drapeaux tricolores qui orneront les tables. Autre signe de l’attachement que les religieuses à porter à l’Hexagone : la carte du Tour de France placardée sur la porte du réfectoire et sur laquelle elles peuvent suivre la Grande boucle.

Démolir le château avant de le reconstruire

En janvier 2013,  le projet d’aménagement d’une dizaine d’appartements en résidence service dans l’ancien château attenant au home actuel était porté sur les fonds baptimaux.
La demeure qui a abrité, dès leur arrivée en 1913, la communauté des sœurs de la Sainte-Union  a, depuis, été revendue à l’ASBL ACIS (Association chrétienne des institutions sociales et de santé) dans le giron de laquelle évolue également la maison de retraite.

Après l’obtention, il y a un peu plus de deux ans, du permis d’urbanisme, le projet a commencé à se concrétiser avec la démolition de l’intérieur du bâtiment.

La volonté de l’ASBL gestionnaires consistait, en effet, à conserver « l’enveloppe » de l’ancien château et d’y implanter une dizaine d’appartements répondant aux normes de confort et d’accueil actuelles.

Une fois la démolition intérieure réalisée, en novembre 2014, les promoteurs du projet se sont rendus compte qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de revoir leur copie.
En effet, les murs porteurs sont à ce point atteints qu’il s’avère impossible de les préserver. Il a donc fallu  refaire un nouveau projet. Celui-ci  est quasiment similaire au précédent, à l’exception des murs de façade, bien entendu.

C’est la raison pour laquelle une nouvelle demande d’urbanisme a été déposée par l’ASBL ACIS en juin dernier. Il y est cette fois bien précisé que « le projet consiste en la démolition et la reconstruction du « château » attenant à la maison de repos communautaire de la Sainte-Union en résidence-service (onze appartements) pour personnes âgées."
La demande du permis d’urbanisme s’étant clôturée le 23 juin dernier, la procédure va pouvoir reprendre son cours normal. La vétusté de l’enveloppe aura retardé le projet de près de deux ans...