DIVISION 1 NATIONALE

Delangre espérait poursuivre au Standard

Delangre espérait poursuivre au Standard

Étienne Delangre Heymans

Le contrat d’Étienne Delangre (T2) au Standard de Liège se termine officiellement ce mardi. Il s’est bien plu chez les Rouches.

Étienne Delangre, que retenez-vous de cette nouvelle expérience chez les Rouches?

Je suis retourné dans le club où j’ai joué pendant treize ans et ça a été une expérience très positive. Que ce soit les contacts avec la direction, le groupe, le staff médical, les supporters… Tout était super. Même les résultats, puisque nous sommes passés de la 10e place à la 4e . On n’a pas atteint l’objectif, qui était la 3e place, mais bon, je ne suis pas responsable du 12/33 réalisé par Guy Luzon.

Vous n’aviez pas envie de poursuivre l’aventure?

Moi, si. Au départ, je comptais être présent sur la durée, et c’était aussi la volonté du club, mais la saison a été chahutée. Le T2 n’est certainement pas le principal responsable, mais il fait tout de même partie d’un ensemble. Et la direction a décidé de remplacer José Riga (NDLR: par Slavoljub Muslin). Sachant que les candidats viennent souvent avec leur adjoint.

Vous avez débuté comme adjoint d’Ivan Vukomanovic à la fin du mois de novembre. Vous aviez de bons rapports avec lui?

Oui. J’ai rejoint un staff très jeune. Vukomanovic avait 37 ans, l’autre adjoint 26 ans. C’était sympa. Je n’ai eu aucun souci d’intégration. J’étais là pour préparer les entraînements avec lui, donner mon avis dans tous les domaines. Une bonne collaboration. Nous avons aussi ramené de la discipline au niveau des règlements, des retards, de l’utilisation des GSM… C’était nécessaire.

Vous avez été surpris par son éviction en février?

Quand il nous a annoncé, le lundi après le match au Lierse, qu’il avait vu la direction le matin et qu’il était mis de côté, on a été plus qu’abasourdi. On restait sur un 13/15 (et un 28/39 en tout), dont des victoires à Gand et contre Anderlecht. Il n’y a pas grand-monde qui a compris.

Et José Riga a débarqué directement après?

Oui. Il est arrivé après l’entraînement et il s’est présenté au groupe. Je le connaissais. C’est lui qui m’avait remplacé à Sprimont, sur ma recommandation, quand je suis parti à Charleroi. Puis c’est moi qui l’avais remplacé à Sprimont, quand je suis revenu.

Vos rapports avec lui?

Mitigés. Je n’en dirai pas plus.

Et avec les joueurs, vous aviez des relations privilégiées avec certains?

Avec le groupe, ça s’est très bien passé. Un garçon comme Mehdi est quelqu’un de très gentil et beaucoup plus exubérant que d’autres, plus renfermés, comme Julien De Sart, par exemple. Mais j’avais d’excellents contacts avec l’ensemble du noyau. Je pourrais aussi citer Thuram, Trebel, De Camargo, Van Damme. Kawashima, même s’il ne jouait pas, a une super mentalité. Eno est super, lui aussi. Il y a juste Ezekiel, avec qui j’avais moins de contacts. Il était connu des joueurs, moins du staff, et il ne parle pas français. Je ne peux pas les citer tous, je vais en oublier.

Vous voyez des joueurs en dehors du foot?

Non. J’ai juste joué au golf, une fois, avec Van Damme, mais c’était pendant le stage du mois de janvier.

Votre avis sur le nouveau président du Standard, Bruno Venanzi?

Bruno est un Liégeois qui a très bien réussi, un fan du club depuis très longtemps, un connaisseur du foot. Il est jeune, dynamique. Il a tout ce qu’il faut pour réussir dans sa mission. Mais seul l’avenir le dira. En tout cas, je lui ai dit que c’était l’homme de la situation. Depuis qu’il était arrivé au club, il était déjà fort proche du groupe, en contact avec les joueurs et le directeur sportif. Il était très impliqué.

Et avec l’ancien président, Roland Duchâtelet, comme cela se passait?

Bien. Je n’ai jamais eu de problème avec lui. Au début, il me sonnait régulièrement pour avoir mon avis sur le club et le groupe.