TÉLÉVISION

« Le dossier Baligant pourrait repartir »

Avant un départ de l’antenne (provisoire?), «Non élucidé» se penche dimanche soir sur France 2 sur le meurtre du jeune Nivellois.

Arnaud Poivre d’Arvor s’est penché sur l’enquête avec Jean-Marc Bloch, l’ancien patron du SRPJ de Versailles qui l’accompagne depuis trois saisons dans cette émission d’investigation. Il évoque une potentielle piste à (ré) explorer dans ce dossier troublant.

Pourquoi avoir choisi de traiter cette affaire «belge»?

Quand les faits sont survenus, on a été très intrigués. On avait suivi le développement de l’affaire et traité une autre affaire très médiatique: la tuerie de Chevaline, qui remonte à septembre 2012. Un rapprochement avait été fait avec l’affaire Baligant, on a parlé de cette piste dans l’émission et on a voulu lui consacrer une émission entière.

Le rapprochement avec la tuerie de Chevaline est il encore d’actualité?

Dans les deux cas, ce sont des touristes qui ont été tués, des enfants étaient présents, les meurtres ont été commis dans des lieux de passage mais même si les armes sont originales et suisses, il semble que ça soit des similitudes troublantes mais que les affaires n’aient aucun lien entre elles.

Vous parlez d’une «véritable affaire à énigmes…»

Elle est très mystérieuse, car pour l’instant on n’a pas réussi à trouver de piste sérieuse. Il y a un mode opératoire très particulier puisqu’il a été abattu à 2hdu matin alors qu’il s’arrêtait a priori pour fumer une cigarette à quelques kilomètres de Nancy en rentrant de vacances en Ardèche. Il n’y avait que des chauffeurs routiers présents. Son meurtre ressemble à une exécution avec une arme de guerre suisse qui n’a jamais été utilisée dans aucune autre affaire criminelle. Le compagnon de l’ex-femme a été suspecté, car il y avait un motif passionnel possible, mais il a prouvé qu’il ne pouvait pas être sur les lieux. Les gendarmes français ont exploré la piste d’un meurtre commandité mais rien n’a jamais permis de le prouver.

L’enquête semble au point mort…

On évoque avec Jean-Marc Bloch le fait qu’il y ait eu des expertises téléphoniques menées sur le portable de Xavier Baligant qui n’ont rien donné alors que l’on sait, grâce aux enfants qui étaient à bord de la voiture, que durant le trajet il a reçu un SMS. On n’a jamais retrouvé la trace de ce SMS ni son contenu, ce qui paraît très étrange vu la technologie utilisée aujourd’hui. Une nouvelle expertise ne pourrait-elle pas être menée? Il y a des choses à faire, c’est un dossier qui pourrait repartir.

L’émission pourrait-elle avoir un impact sur l’enquête?

À chaque diffusion d’émission on sait que le service d’enquête en charge de l’affaire reçoit une centaine d’appels et que très souvent, ça aboutit sur l’exploration de nouvelles pistes. Ça permet de mettre une petite pression médiatique.

Pourtant il est question d’un arrêt de l’émission après cet inédit, qui sera suivi par des rediffusions durant l’été…

C’est une pause plus qu’un arrêt. Pour l’instant, France 2 a souhaité ne pas reconduire directement l’émission. Elle fonctionne très bien, mais il a fallu arbitrer financièrement. Nous sommes diffusés dans la même case qu’Un jour, un destin et Faites entrer l’accusé et il n’y a pas le budget pour trois émissions différentes. J’ai très envie de continuer, on va discuter avec la nouvelle équipe dirigeante.

France 2, 22.45


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