L’exemple de Jean-François est marquant: oui, les PME wallonnes ont les capacités d’exporter. Particulièrement vers des marchés en pleine croissance, «open» à tout et à tous, comme le Mexique, la Colombie ou encore le Pérou, les trois «Tigres» latino.

La Wallonie est d’ailleurs à la pointe des pays européens en matière d’internationalisation des PME. Au pro rata de la population, les petites entreprises wallonnes exportent, par exemple, plus que leurs homologues françaises.

«Quand j’explique notre politique d’exportation des PME à mes collègues européens, ils n’en reviennent pas» explique le ministre de l’Économie wallonne, Jean-Claude Marcourt, présent lors de cette mission.

Cela dit, Marcourt estime que nos PME n’en font pas encore assez en matière d’internationalisation. Notamment, dit-il, parce que les chefs d’entreprise ont beaucoup de mal à déléguer.

«Souvent, les patrons de PME ont du mal à faire manager leur entreprise par quelqu’un d’autre. Parce que leur PME, c’est leur bébé. Mais il faut qu’ils comprennent qu’on ne peut pas tout faire. Et c’est vrai que se lancer dans l’exportation, ça prend du temps».

Raison pour laquelle la Région wallonne tente, au travers de la Sowalfin notamment, d’aider les chefs de petites entreprises à s’entourer de personnes spécifiquement dédiées à l’exportation: grâce au soutien financier wallon, les PME peuvent se doter, pendant trois ans, de responsables à l’exportation qui leur permettent de s’internationaliser. « J’ai vu des entreprises stagner tant que le patron s’occupait de tout. Et une fois qu’elles ont eu un responsable à l’exportation, elles ont décollé» conclut Marcourt.

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