Pique-nique préhistorique

22, revoilà les grosses bébêtes!

Les gros nosaures de Tonton Steven son de retour. Et ils vont encore faire bobo aux vilains humains.

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Le film de la semaine:
JURASSIC WORLD
Film d’aventure de Colin Trevorrow. Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vincent D’Onofrio et Irrfan Khan. Durée: 2h04.

 

Ce que ça raconte

22 ans après les premiers tests assez foireux du parc jurassique, Isla Nublar accueille enfin le rêve du milliardaire John Hammond: véritable Disneyland de la préhistoire, Jurassic World accueille chaque jour des milliers de visiteurs, impatients de découvrir les p’tits nosaures et les gros dinos du parc. Sauf que le tyrannosaure commence à être has been, et le mosasaure bouffeur de grands blancs (clin d’œil à tonton Spielberg) ressemble désormais à une orque de 18 mètres prêtée par Sea World.

Bref, il faut du neuf pour attirer les investisseurs, quitte à bidouiller de l’ADN pour créer un monstre hybride encore plus terrifiant et vicieux que ses copains. Son nom? L’Indominus Rex. Son problème? Il commence à se sentir un peu à l’étroit dans son enclos…

Ce qu’on en pense

Si Spielberg n’est pas derrière la caméra, on sent néanmoins que le bonhomme protège férocement son héritage: le ton, l’ambiance typique de ces vieux films d’aventure qui ne trempent pas encore dans le cynisme, le fameux thème de John Williams, tous les ingrédients sont réunis pour un revival nostalgique.

Mais, plutôt que de choisir un exécutant blasé, Spielberg a jeté son dévolu sur Colin Trevorrow, un réalisateur quasi inconnu (un film à son actif: le très réussi Safety Not Guaranteed) qui a de la niaque à revendre. Et, s’il reste fidèle à l’œuvre, Trevorrow parsème son scénario de jolis tacles à l’encontre de l’entertainment à l’américaine et de sa propension maladive au plaisir consumériste (des versions «poney» de brontosaures pour les petits à Jimmy Fallon dans des vidéos de promotion, on y va allègrement).

Mais Jurassic World reste avant tout un divertissement au premier degré inoffensif, avec ses scènes d’action attendues (très bien emballées, du reste) et un casting à l’alchimie évidente, avec mention spéciale à Chris Pratt en dompteur de raptors. Tiens, on a même droit à Omar Sy qui – après X-Men: Days of Future Past – continue ses caméos de plus en plus prolongés dans les blockbusters hollywoodiens!