TAXE KILOMÉTRIQUE

Le PS bruxellois en veut, le wallon pas

Le PS bruxellois en veut, le wallon pas

Les socialistes bruxellois veulent taxerles voitures au kilomètre. En Wallonie,c’est non, non et non dit le PS…

Le PS bruxellois, au pouvoir à la Région, vient de sortir une douzaine de propositions concernant la mobilité de la capitale, pénible, comme tout le monde le sait.

Parmi elle: le retour de la fameuse taxe au kilomètre pour les voitures. Une mesure qui, si elle passait, devrait, selon Laurette Onkelinx, être neutre pour les automobilistes, le but étant surtout d’inciter les Bruxellois à moins utiliser leur voiture. Dès lors, si cette taxe était mise en place, elle serait compensée par la suppression de la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation. Et il faudrait également, ajoute Onkelinx, que des gros investissements soient consentis dans les transports en commun.

Un ballon d’essai qui se dégonfle

Mais le PS bruxellois oublie une chose: pour mettre en place une telle taxe kilométrique pour les voitures, il faut, en Belgique, un accord de coopération avec les deux autres Régions.

Et là les… socialistes wallons sont on ne peut plus clairs: c’est non non et re-non.

«C’est écrit en toutes lettres dans la DPR» explique le chef de groupe PS wallon, Christophe Collignon. «Réfléchir à la congestion de Bruxelles, c’est bien. Et c’est vrai que chaque Région est autonome. Mais il est hors de question que les Wallons contribuent à régler un problème qui est purement bruxellois».

Et Collignon de rappeler que la DPR wallonne est très claire: «C’est écrit en toutes lettres dans l’accord de gouvernement: il n’y aura pas de taxe kilométrique pour les véhicules légers. En plus, c’est une taxe qui est injuste. Les gens qui habitent dans des communes rurales seraient désavantagés par rapport à ceux qui habitent près de Bruxelles. Ce n’est pas notre philosophie».

Même pas la peine d’aborder le sujet, donc. Ce qui risque évidemment de créer des tensions au sein même du PS.

«Même au sein d’un parti, il n’est pas anormal que des sensibilités régionales existent» tempère Collignon. «En l’occurrence, je n’empêche personne de réfléchir. Mais pas sur ce qui aurait un impact sur les Wallons. C’était un ballon d’essai. Il s’est dégonflé».