Une vingtaine de personnes expulsées de deux squats à Namur

EdA - Florent Marot

Une vingtaine de personnes ont été expulsées mercredi matin de deux squats différents à Namur pour des raisons de sécurité, a annoncé l’échevine de la Cohésion sociale, Stéphanie Scailquin.

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Vers 8h45, douze squatteurs ont été expulsés d’une maison insalubre appartenant à la Régie foncière de la Ville, située chaussée de Perwez. En fin de matinée, deux familles de Roms avec des enfants, sans-papiers victimes de réseaux organisés, ont été expulsées de la maison Legrand, avenue de la Plante.

«C’est un hasard du calendrier. Les squatteurs couraient un danger et la Ville aurait porté une responsabilité en cas de problème. Chaussée de Perwez, le bâtiment connaît d’importants problèmes de sécurité à la toiture et au plancher», a expliqué Stéphanie Scailquin, précisant que «le squat est une occupation non autorisée d’un bâtiment, sans titre, ni droit».

Selon Laurence Mossiat, porte-parole de la zone de police de Namur, l’expulsion s’est déroulée «dans le calme, sans usage de la violence». «Les personnes ont fait l’objet d’une arrestation administrative le temps que leur soit signifié le motif de l’expulsion par l’huissier.»

Les deux expulsions ont été signifiées par huissier, en présence de la police et des services de la cohésion sociale et du logement de la Ville, dont une équipe de soutien technique «pour évacuer les effets personnels vers la consigne sociale du boulevard d’Herbatte», précise-t-elle.

Concernant la maison Legrand, qui présentait un «danger imminent» vu son instabilité, les assistantes sociales avaient auparavant rencontré les familles en présence d’un traducteur. «Nous avons demandé au propriétaire privé de commencer au plus vite les travaux, pour lesquels la Ville a octroyé un permis d’urbanisme, et de sécuriser les lieux pour qu’on ne puisse plus y entrer», ajoute l’échevine.

Un accompagnement est proposé aux personnes expulsées pour trouver un nouveau logement via des connaissances ou des démarches. «Malheureusement, beaucoup de personnes sont en attente d’un logement. Et les logements de transit et d’urgence de la Ville sont tous occupés», explique Stéphanie Scailquin.