On ne présente plus Pierre Marcolini. Le chocolatier – qui fabrique du chocolat – s’est fait un nom bien au-delà de nos frontières. Originaire d’une famille italienne, il est né à Charleroi et a grandi à Bruxelles. Mais il se sent avant tout européen.

Petit, Pierre Marcolini adorait le chocolat. Comme tous les enfants? Pas tout à fait…

Qu’est-ce qui vous différencie des amateurs «classiques» de chocolat?

Je le vis. Ma fibre de gourmandise est vraiment née vers 9-10 ans. Je ne sais pas l’expliquer, je l’ai dans les tripes. Quand j’ai annoncé à ma mère que je voulais étudier la pâtisserie, elle a cru que je choisissais un métier facile. Elle aurait plutôt voulu que j’aille à l’université. J’ai été au Ceria à 14 ans. À 17-18 ans, j’ai commencé à faire de grandes maisons, puis je suis parti à l’étranger. C’est ce qui m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit.

Vos origines italiennes vous ont-elles influencé dans votre approche?

Je me sens plus proche de l’Europe que de l’Italie. L’Europe a une histoire incroyable avec la gastronomie. J’ai rencontré des producteurs de noisettes du Piémont, d’amandes de Valence… Il y a un véritable vivier de tradition et de savoir-faire. Je ne fais pas du chocolat belge ou français, je fais du Marcolini avec ma sensibilité.

Vous vivez à Bruxelles. Vous aimez la capitale?

Ixelles, où j’habite, est un quartier qui compte énormément d’ethnies qui s’y confondent. Je m’y sens bien. Je suis heureux d’être bruxellois. Bruxelles est une grande capitale, mais à dimension humaine, une capitale de quartiers.

Gardez-vous des souvenirs de Charleroi?

Toute ma famille y vit. Mes oncles et tantes parlent plus wallon qu’italien! Et j’ai beaucoup d’amis en Wallonie. Je pense qu’il y a une carte à jouer dans cette région. C’est un véritable terroir. On est en train de remettre en avant l’agriculture et le terroir wallons. J’ai notamment rencontré un apiculteur du Namurois, Xavier Renotte, qui a tout une gamme de miel, bien faite, et de l’hydromel.