BRAIVES

Hugo au petit studio dans la prairie

Hugo au petit studio dans la prairie

Hugo termine l’enregistrement de son nouvel album dans une ancienne étable à Fallais. Sophie Delapierre

Le chanteur français enregistre son 4e album dans une fermette de Fallais. Entouré des prés, des ânes et de ses trois musiciens du cru hutois.

«Y a Jeronimo qui a trouvé un gimmick de guitare sympa sur le refrain. Ça me plaît assez bien.» Ça tapote du pied et ça gratte les cordes dans le studio d’enregistrement aménagé dans l’ancienne étable d’une fermette de Fallais. Abbey Road sur Braives… Avec Hugo, Jeronimo (guitare), Calogero Marotta (basse) et Jérôme Danthinne (batterie) dans une configuration “ Fab Four ” ? Ça tombe bien, le chanteur français s’est directement senti à l’aise avec ses trois musiciens du cru hutois quand, voici plus d’un an, Sergio Taronna (Hot Puma Records) les lui a recommandés.

Il s’agissait alors de l’encadrer pour la tournée de son troisième album (L’homme du soir) sur les scènes de la Belgique francophone. «On s’est de suite trouvé sur la culture anglo-saxonne que nous partageons, se réjouit Hugo Chastanet. Et à force de jouer ensemble sur scène, nous nous sommes de plus en plus soudés musicalement…»

S’en est dégagée l’envie d’enchaîner rapidement avec un 4e opus alors que Hugo s’était donné 9 bonnes années pour redescendre de sa nacelle avec l’opus précédent. Un nouveau chantier pour lequel le Français a décidé d’accorder une promotion à son trio de musiciens. «D’habitude, je fais presque tout tout seul. Cette fois, j’ai déjà fait pas mal de choses chez moi (NDRL: à 30 km de Nantes), mais je les laisse apporter leurs touches, leurs idées tant ils comprennent bien ce que je veux faire. Sur mes deux premiers albums, j’étais très directif. Ici, j’ai plus foi et confiance dans les idées de mes musiciens. Puis on fait des choix. Du coup, l’album s’annonce plus ambitieux dans la production, avec plus de relief et des morceaux plus contrastés.»

Si tout va bien, il sera dans les bacs en novembre sous la griffe du label hutois Hot Puma Records. «On enregistre à notre rythme dans ce lieu atypique où nous avons déjà répété par le passé. Bosser avec vue sur les prés et les ânes, ça change des studios d’enregistrement sans fenêtre en pleine ville. Et cela a un impact sur ma façon de penser. Cela me donne des idées plutôt que d’autres. Je pense que cela renforcera le côté lumineux que j’ai toujours eu dans mes chansons.»

Une fois l’enregistrement bouclé avec l’oreille avertie de l’ingénieur du son Vincent De Bast (Miossec, Christophe, Ben l’oncle Soul…), il sera déjà temps de préparer les concerts qui s’annoncent dont «la fête à Hugo» en ouverture de scène à Calogero, le 20 juillet, sur la grande scène des Francofolies de Spa.

 

 

Le 23 mai à Dolhain (Dolympiades Festival), le 28 juin à Ans (Festiv’Ans), le 20 juillet à Spa (Francofolies), le 4 septembre à Aywaille (Yes2days’land Festival), le 5 septembre à Fallais (Flat session).