William Cliff, Goncourt de la poésie

William Cliff, poète inclassable est à nouveau reconnu, cette fois par le Goncourt de la poésie. AFP

Les Goncourt du Premier roman, de la nouvelle et de la poésie ont été décernés ce mardi. Le poète belge William Cliff reconnu.

L’écrivain algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa en Algérie, a reçu hier le prix Goncourt du Premier roman pour Meursault, contre enquête (Actes Sud). Le jury littéraire a également récompensé le Français Patrice Franceschi pour la nouvelle et le Belge William Cliff pour la poésie.

Méditation sur l’identité algérienne contemporaine, le livre de Kamel Daoud est écrit en miroir du célèbre roman d’Albert Camus L’Étranger (1942) et était finaliste du Goncourt à l’automne dernier. Il a aussi reçu le Prix des cinq continents de la francophonie et le Prix François Mauriac.

Le romancier de 44 ans, visé par une fatwa islamiste en Algérie, avait exprimé publiquement à l’automne dernier sa déception de ne pas avoir reçu le Goncourt.

Le jury du prix littéraire a remis deux autres prix en même temps, celui de la nouvelle, attribué à Patrice Franceschi, 60 ans, pour Première personne du singulier (Points). Et celui de la poésie au belge William Cliff. Né à Gembloux en 1940 et déjà récompensé par de nombreux prix, William Cliff reste sans doute un des poètes contemporains le plus inclassable. Influencé par Queneau, Cliff marque aussi l’époque par la forme en adoptant le vers de 14 syllabes devenu sa «marque de fabrique».