Séisme au Népal: un Belge tente de rejoindre Katmandou

Séisme au Népal: un Belge tente de rejoindre Katmandou

Jean-Christophe Ryckmans, un Belge qui dirige CPCS, une association qu’il a fondée en 2002 venant en aide aux enfants des rues du Népal, tente de rejoindre Katmandou.

L’homme habite lui-même à Katmandou avec son épouse népalaise et leurs deux enfants mais se trouvait en vacances en Belgique lors du séisme. Leur maison a été à moitié détruite. Le directeur général de CPCS se dit inquiet de la situation au Népal pour les jours prochains. Son association, Child Protection Centers and Services, dispose d’une trentaine de centres. À Katmandou, trois des six centres de l’ONG ont dû fermer.

Sur la centaine de personnes employées au Népal par CPCS, une quarantaine n’a pas donné signe de vie depuis le séisme. L’ONG emploie sur place cinq expatriés dont trois volontaires belges. Elle vient en aide à environ un millier d’enfants en situation précaire. Plusieurs centres de l’ONG ont subi d’importants dégâts. À Katmandou, des enfants ont été transférés de trois centres de l’ONG vers les trois autres lieux d’accueil de CPCS.

Si la situation à Katmandou est critique, le directeur général de CPCS se dit également préoccupé par le sort des habitants d’autres régions. Ainsi, l’ONG disposait de trois bâtiments à Dolakha, à 120 kilomètres de Katmandou, qui devaient accueillir prochainement des enfants mais qui ont été complètement détruits par le séisme.

Jean-Christophe Ryckmans souligne les difficultés pour assurer l’aide à la population sinistrée. L’aide est assurée de préférence par voie aérienne, depuis notamment l’Inde. À Katmandou, les deux voies d’accès par route sont impraticables, selon lui. Des villages risquent d’être isolés du monde, met-il en garde. Il craint par ailleurs que la priorité soit accordée au rapatriement des touristes et expatriés et non à la population locale.

«Il n’y a plus d’électricité et la tâche est difficile quand le soleil tombe», explique-t-il. Il craint des pillages. Si les centres de l’association disposent encore de provisions alimentaires pour les jours prochains, le directeur général précise qu’ils accueillent aussi depuis le séisme des victimes du sinistre.

Pour le directeur général de CPCS, le Népal manque actuellement principalement de médicaments, d’eau potable, de vivres, de tentes et de couvertures. Il souligne aussi que la population au Népal vit dans des habitations de fortune et que celles qui semblent avoir été épargnées par le séisme ne sont plus habitables.