Des dossiers arrivent encore tous les jours

Pour peu qu’ils en soient propriétaires depuis au moins 2004, tous les riverains situés dans la zone d’exposition au bruit peuvent encore introduire une demande de rachat ou d’insonorisation.

Il n’y a donc pas de date-limite. Ce qui explique qu’encore aujourd’hui, de nouveaux dossiers arrivent sur la table de la Société wallonne des aéroports (Sowaer).

«Mais il s’agit souvent de dossiers liés à des héritages ou des séparations. On peut dire que l’essentiel du travail a été effectué », explique Valérie Leburton, directrice générale à la Sowaer.

Il reste encore toutefois pas mal de dossiers d’insonorisation à traiter. C’est surtout le cas pour les maisons rachetées puis mises en location. «Nous avons effectivement donné la priorité aux gens qui étaient propriétaires. Ceux qui sont venus louer par la suite sont venus en connaissance de cause. »

Et pour les reventes de maisons… « Nous ne voulons pas inonder le marché d’un coup. Au risque de trop perdre. Car d’une façon générale, il est rare que nous fassions du profit lors d’une transaction. En fait, nous essayons de ne pas revendre en dessous de 60% du prix que nous avons mis pour l’achat », précise Valérie Leburton.

Ce qui explique d’ailleurs pourquoi une série de maisons sont en location: les recettes des loyers sont parfois plus intéressantes.

Au passage, on peut souligner que ces locations sont au prix du marché. Plus question de brader les prix. «Et nous n’avons pas de problème pour trouver des locataires. »

Explication avancée: ceux qui habitaient avant le développement des aéroports ont effectivement subi un préjudice. Les nouveaux habitants qui viennent s’installer près d’un aéroport le font non seulement en connaissance de cause mais aussi par facilité: c’est le cas de personnes qui ont trouvé un boulot à proximité.

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