La laine du Pays des Collines ne sert pas qu'à tricoter

La Feutrerie, à Buissenal, multiplie les initiatives pour valoriser la laine du pays. Notamment à travers la création de "mandalas" ou d'isolant pour habitations.

Le travail de la laine ne se limite pas au seul tricot, tel que le pratiquaient nos grands-mères. C’est notamment ce que démontre Marie Ghyssens à travers des stages et ateliers proposés par la Feutrerie, à Buissenal.

Récemment, elle organisait un atelier de fabrication de "mandalas" qui connut un certain succès. Dans le cas d’espèce, il s’agissait de réaliser un objet purement décoratif  inspiré  par ceux utilisés, notamment,  par les adeptes du bouddhisme. 
En sanskrit, mandala signifie cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté...

Des  termes qui collent bien à la philosophie que partage  Marie Ghyssens avec d’autres passionnés de laine locale. À travers ce type d’activité, elle entend également défendre la filière laine dans laquelle s’impliquent très concrètement l’ASBL « La ferme du Coq à l’âne » et le Parc naturel du pays des Collines.

Dans le cas d’espèce, c’est une toute petite partie de la première récolte effectuée par la filière la saison dernière qui a été mise en œuvre.

En effet, la filière laine a recueilli quelque 600 Kg de cette  noble matière. C’est le minimum requis par l’entreprise française qui se charge de la filer à l’intention des futurs utilisateurs.

« La laine que nous récoltons doit au préalable être triée, explique Marie Ghyssens. Ensuite, elle est lavée à Verviers et enfin, filée par une entreprise de la Creuse. C’est à notre connaissance, la seule société, pas trop éloignée de chez nous, qui accepte de traiter des quantités moyennes de laine. En Belgique, nous devrions proposer des quantités beaucoup plus importantes... »

Une fois filée, la laine est valorisée à travers des productions locales et revendue pour divers usages. Pour l’achat de la laine auprès des éleveurs locaux, la filière dispose du soutien de la Fondation Roi Baudouin.

Cette saison, la récolte est programmée pour le deux juillet prochain.
« À ce propos, nous lançons un appel à tous ceux qui auraient de la laine à revendre... En insistant sur le fait qu’elle doit être triée au préalable... »
Pour ceux et celles qui souhaiteraient manipuler de la laine sans pour autant savoir tricoter, la Feutrerie propose trois ateliers (de deux heures trente chacun) le lundi 25 mai prochain : un atelier mandala, un atelier feutre et un atelier tableau mural. On peut ne s’inscrire qu’à un seul atelier, bien entendu, la participation aux activités allant de 25 à 30 €.

Un isolant performant

Quelque 600 Kg de laine devront donc être à nouveau prochainement récoltés. Marie Ghyssens envisage cette fois de la valoriser en partie  comme isolant pour les habitations.

Si l’on en croit toutes les études réalisées sur le sujet, la laine de mouton offre non seulement une excellente isolation thermique, mais également phonique et se veut en outre naturellement résistante au feu.

« Nous lançons un appel à ceux qui entameraient  un chantier, même de petite envergure, et qui envisageraient d’utiliser la laine comme isolant », explique Marie Ghyssens. De plus, elle précise que cette dernière sera livrée en flocons et aura été préalablement traitée, notamment contre les mites. Les personnes intéressées sont d’ores et déjà appelées à se faire connaître auprès de la Feutrerie.

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